29 septembre 2007

L'accordéon

Accordéonniste et perruche à Ousse-Suzan

Mais un jour par lassitude
Il laissera la solitude
Se pointer à l'horizon
De l'accordéon
Il en tirera cinquante
Centimes à la brocante
Et on fera plus attention
A l'accordéon

Accordez accordez accordez donc
L'aumône à l'accordé l'accordéon.

Paroles et musique: Serge Gainsbourg
Interprète: Juliette Gréco; Jacques Mahieux

28 septembre 2007

Le miraculé

L'épave
Banksy

"J-----? C'est l'histoire d'un mec, qui, sous l'emprise de ses certitudes, plante sa caisse dans un mur et qui sortant du coma, veut ouvrir une auto-école!"

Gégé des Landes, Serres-Gaston, Courrier des lecteurs, Télérama du 26 09 07.

(Une analyse comme je les aime)

J-----: homme politique français, né en 1937, qui n'a pas passé le 2° tour des élections présidentielles de 2002.

26 septembre 2007

De l'Inde à L'Iran

Présentation au roi sassanide Chosroès du jeu d'échecs importé récemment d'Inde

Shâh-nâma, Le Livre des rois. Epopée contant l'histoire de l'Iran des origines à l'Islam, par Abû al-Qâsim Firdawsî de Tûs (mort vers 1020). Manuscrit sur papier orné de 54 peintures dans le style des écoles safavides de Qazvin et Shirâz, copié en 1604 par Muhammad Djân Kirmânî (s.l., 470 feuillets).
Paris, BNF, Manuscrits (suppl. persan 490 f° 378 v°)

"Deux envoyés du Roi de l'Inde présentent à Chosroès Anushirvân, souverain sassanide qui régna de 531 à 579 sur l'Iran, un jeu d'échecs qu'ils viennent de confectionner pour lui". C'est l'épisode légendaire expliquant l'introduction des échecs, jeu indien, en Iran. Le poète, Firdawsî, décrit alors ce jeu d'ébène "aux cent cases" où deux armées "de teck et d'ivoire" s'affrontent. Il consacre plusieurs distiques à l'évocation de la marche des différentes pièces ; dans chaque camp, un roi et son conseiller, entourés de deux éléphants, de deux dromadaires, de deux chevaux et de deux chars (le mot persan est rukh), ont devant eux une ligne de fantassins.

Le jeu d'échecs à la BNF

24 septembre 2007

Parole de Poilu


1939-1945:
 "Ach! la guerre, gross malheur!"
 Effectivement, la première guerre mondiale n'avait pas servi de leçon.

Le 24 septembre 1915

Chers cousins et cousines

Ne voulant pas écrire à chez nous ce que je veux vous dire, vous m'excuserez d'avoir recours à vous. C'est peut-être la dernière lettre que j'écris car dans une heure, nous montons aux tranchées pour demain attaquer et essayer de faire la trouée. Comme ma compagnie part en tête, il est probable que pas ou très peu rentreront donc je vous demanderai, si au cas où je n'écris plus, de faire part de ma lettre à chez nous. Notre attaque se produit dans la plaine, un peu sur la gauche de Saint-Thomas, petit village de la Marne. Donc c'est là que j'irai porter mes os.
Vous pourrez les consoler un peu en leur disant que c'est pour la délivrance de la France que je suis tombé. Conservez le silence et excusez-moi de vous envoyer cette lettre. Les derniers baisers que j'adresse sont sûrement pour vous mais réservez-en un peu à mes parents. Adieu.

F. Hezard

Extrait de Paroles de Poilus
Lettres et carnets du front 1914-1918
Librio 1998

Les deux derniers Poilus ici

23 septembre 2007

Guéthary Getaria

Au port de Guéthary
Légende: oh dit!(sic) lé loing, le spot!!


Lé là
(cliquer sur la photo pour apercevoir les petits surfeurs)

Sur l'étymologie de Guéthary, Getaria (Ipparalde) et sur sa jumelle Guetaria, Getaria (Guipúzcoa):
Son nom basque est Getaria (issu de Catari, du latin Captare : voir, apercevoir – ou de Gaitar, en basque : gardien – ou de Gaitari, en gascon : guetter). Ses habitants sont les Guéthariars (les Guétariens sont les estivants)."
Version contestée sur wikipedia espagne: " Sin embargo frente a las hipótesis tradicionales, en los últimos años los hallazgos arqueológicos han permitido aportar luz al asunto. Recientemente se han encontrado en la localidad de Guetaria pruebas de la existencia de una instalación de conservas de pescado de la época romana, un tipo de establecimiento que recibía el nombre de Cetaria. Está constatado que en la Guétary francesa también se fundó un establecimiento de este tipo en el siglo I; por lo que actualmente parece bastante claro que el nombre de ambas poblaciones procede de esta palabra latina, ya que en el lugar donde siglos más tarde se fundaron estas poblaciones hubo con anterioridad una factoría romana."

En résumé, les toponymes Guétary au Pays basque français comme Getaria au Pays Basque espagnol proviennent du mot latin Cetaria qui désigne un lieu où l'on conserve le poisson.

22 septembre 2007

Avec Modestine

Le trés attachant Robert Louis Stevenson

Le 22 septembre 1878, Robert Louis Stevenson part à pied du Monastier, en Haute Loire, avec l'ânesse Modestine achetée 65 francs et un verre d'alcool. Il rejoint St Jean-du-Gard après avoir parcouru 220 km en 12 jours. Il publie en 1879 son journal de route: « Voyage avec un âne dans les Cévennes »


A travers le Velay, le Gevaudan, le Mont Lozère et les Cévennes

Retrouver Stevenson sur bourricot.com: le Monde de l'âne, site regroupant tous les amis de l'âne.
Organiser son voyage sur les traces de Robert Louis avec chemin-stevenson.org
Télécharger "Travel with a donkey in the Cevennes" sur Gutenberg.org
Acheter "Voyage avec un âne dans les Cévennes" à la Librairie Mollat à Bordeaux

Et de là, en 2012, un bout du chemin à l'envers.
Et en 2014, dans les pas de Stevenson.

20 septembre 2007

Anagramme




Rire de soi,
n’est-ce pas
dérisoire ?

Paula Reine



Dessin de Dubout

An anagram is a rearrangement of the letters of a word to make another word. A famous Latin anagram was an answer made out of a question asked by Pilate. The question was 'Quid est veritas?' (What is truth?), and the answer 'Est vir qui adest' (it is the man who is here.)

18 septembre 2007

Le plancher de Jeannot



L’histoire de Jeannot

"Jeannot, est un enfant calme né en 1939, en Béarn, d’un père travailleur, taciturne et secret et d’une mère dite étrange et solitaire. Adolescent, il se montre éveillé et serviable, et fait des études secondaires jusqu’au concours d’entrée de l’école des instituteurs. Selon la rumeur, c’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’il s’engage, bien que fervent antimilitariste, dans un régiment parachutiste en opération en Algérie.

Jeannot revient en France en 1959, suite au suicide inexpliqué de son père, par pendaison. Il faut noter que ce décès intervient au moment où l’enfant de Paule, soeur aînée de Jeannot, jeune femme au caractère qualifié de manipulateur et inadapté, naît puis disparaît dans des circonstances étranges.

A 20 ans, Jeannot devient chef de famille. Mais si la vie reprend à la ferme, la propriété jusqu’alors prospère s’enfonce progressivement dans une lente décadence. Irrégularité du travail, absence de persévérance dans les activités mises en place, et enfin, incurie totale s’instaurent lentement. Jeannot se révèle passif, et imagine progressivement une limite virtuelle autour de la maison. Il garde la propriété en se livrant à des rondes, monté sur son tracteur et armé de son fusil.

Cette attitude, associée à d’autres troubles de son comportement (insultes, menaces de mort) et à certains évènements inexpliqués (incendie dans la ferme voisine) viennent lentement détériorer ses relations avec le voisinage et l’ensemble de la population du village, l’amenant progressivement à vivre en reclus.

Cette « claustration pathologique », ce rejet de la vie sociale sont des signes apparents d’une maladie psychotique. Pourtant aucune action du médecin (qui a délivré un certificat de placement d’office resté sans effet), du maire (convocations, assignations), des villageois (nombreuses pétitions) n’arriveront à rétablir un contact social. Jeannot continuera pendant plusieurs années à effrayer la population en donnant le spectacle étrange d’une homme menaçant, auréolé d’une réputation redoutable, grandie par l’impuissance des forces publiques.


C’est le vétérinaire qui, en 1971, découvre la mère de Jeannot, morte depuis plusieurs jours et placée au coin du feu, « pour la réchauffer ». Jeannot, en plein déni du décès de sa mère, refuse son enterrement au cimetière et obtient des autorités compétentes une autorisation officielle d’inhumer la défunte dans la maison ( !!!). Jeannot enterrera donc sa mère sous l’escalier, près de sa chambre.

Jeannot sombre alors complètement dans la folie. Il se confine dans sa chambre, et grave ses hallucinations et son délire de persécution sur le plancher tout autour de son lit. Puis il cessera progressivement de s’alimenter et se laissera mourir quelques mois plus tard, à l’âge de 33 ans."



Texte pris sur le site du labo Bristol-Myers Squibb qui avait acheté le plancher au Docteur Roux et l'a finalement cédé à l'Hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris.
Depuis le 2 juillet 2007, le plancher est exposé face au bâtiment de l'hôpital, sur le trottoir de la rue Cabanis.
Le plancher de Jeannot sur animula vagula.
Le texte gravé sur le plancher.