17 août 2018

Paté Marconie

Carte de la Marconie mise en page par Vincent 12eme

Complètement en phase avec cette vision acérée de l'état des Marconiens.
Un gros regret : rien sur la Corse, un pays ami pourtant, qui ferait carton plein à elle seule avec ces doux noms d'oiseaux. 
Une satisfaction :  cyniques pour le Sud-Ouest, un vrai compliment.

Cynisme » provient du grec ancien κύων / kuôn, qui signifie  chien.
Le cynisme était avant tout une attitude face à la vie provenant d'une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Antisthène, et connue essentiellement pour les frasques de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope. Cette école tente un renversement des valeurs, et enseigne la désinvolture et l'humilité aux grands ainsi qu'aux puissants de la Grèce antique. Radicalement anticonformistes, les Cyniques, ainsi qu'à leur tête Diogène, proposent une autre pratique de la philosophie et de la vie...

Notre  ailier droit et capitaine mieux-disant, marque depuis la tribune,
 dans un style pavardien, le but qui consacre les marconiens champions du monde.

Léo Ferré
Même et de préférence si l´urgence contient l´idée de vous foutre 
sur la margoulette 
Je n´écris pas comme de Gaulle ou comme Perse  
Je cause et je gueule comme un chien 
JE SUIS UN CHIEN*

(*pour ma part, je me verrais bien en petit corniaud bien hargneux qui attaque les mollets des gentils énarques)

06 août 2018

Música l'été





Cáchala, la palabra camarada canta
Chévere, deje que le pegue el verde del...
Picnic free, hippie indie, mini chic y...
Congo son, cocorotos o bongó
Chucu chucu, punk zuku full plus...


2002

...City gris, borondongo, zumzum, babae...

02 août 2018

Du côté de chez Sade


Arbre à main




C'est par là

Château de Lacoste dans le Vaucluse, propriété depuis 2001 de Pietro Costante Cardin (soit Pierre Cardin). Le château a appartenu autrefois à Sade et à sa famille.
[pour mémoire]

25 juillet 2018

Voyage, voyage

De nuages en marécages,
De vent d'Espagne en pluie d'équateur,
Vole dans les hauteurs
Au dessus des capitales,
Des idées fatales,
Regarde l'océan...

The Goodbye to Hamburg. Oil on Canvas - 1921.
Otto Dix. Museum Galerie Nierendorf - Berlin.


Desireless

Voyage, voyage

[Le plus chiant dans les voyages c'est qu'on s'emmène avec soi; alors autant rester à la maison. Desireless ?]

11 juillet 2018

Autre éventail de Mademoiselle Mallarmé


Ô rêveuse, pour que je plonge
Au pur délice sans chemin,
Sache, par un subtil mensonge,
Garder mon aile dans ta main.

Une fraîcheur de crépuscule
Te vient à chaque battement
Dont le coup prisonnier recule
L'horizon délicatement.

Vertige ! voici que frissonne
L'espace comme un grand baiser
Qui, fou de naître pour personne,
Ne peut jaillir ni s'apaiser.

Sens-tu le paradis farouche
Ainsi qu'un rire enseveli
Se couler du coin de ta bouche
Au fond de l'unanime pli !

Le sceptre des rivages roses
Stagnants sur les soirs d'or, ce l'est,
Ce blanc vol fermé que tu poses
Contre le feu d'un bracelet.


[ Nous verrons prochainement avec Octave Uzanne  les autres ornements de la femme en sus de l'éventail : l'ombrelle, le gant, le manchon ]

28 juin 2018

Droits du consommateur

et de la consommatrice

    • Vous avez le droit d'être informé correctement du rapport qualité/prix du produit, ainsi que du rapport prix/quantité.
    • Chaque consommateur a le droit d'être protégé contre les biens et services dangereux.
    • Tout consommateur a droit à un délai de réflexion et de résiliation.

Merci de ne toucher qu'avec les yeux !

Des droits mais aussi des devoirs : 

  • L'acheteur doit s'informer sur le bien ou le service qu'il compte acquérir avant de l'acheter. 
    • Il doit lire les instructions des produits pour les utiliser convenablement.
    • Il ne doit pas négliger de comparer les prix et services des différents produits pour faire des choix éclairés.

Merci de votre attention

20 juin 2018

Chez Alice


Alice se servait chez Fischer
(étonnant que les ligues de vertu n'aient pas pensé à faire retirer cette pub)

    Chez Marie à Dax, quartier du Gond, a fermé il y a quelques années et c'est tout à fait dommageable. Je n'ai pas trop connu Marie mais plutôt sa lointaine prédécessrice, Alice. Son bistrot, à l'époque, il s'appelait, il s'appelait... Chez Alice. Après un mince boyau contenant quelques tables, rarement occupées, il n'y avait pas de passage, ou alors parfois de quartier à quartier, s'ouvrait l'arrière salle pour les habitués. Il y avait là une large table ovale,  pouvant contenir, oh oui, au moins vingt-cinq personnes (j'étais petit, je voyais tout en grand) où l'on prenait prenait place avec  les connaissances de mon père: Jeannot B. qui vendait des cravates dans un parapluie au marché de Dax, Six-Litres le peintre (j'ai longtemps cru qu'il s'appelait Silitre, un nom comme un autre, je l'ai compris beaucoup plus tard, il s'agissait en fait de sa consommation de vin quotidienne) , les frères Toucome (ils se torchaient souvent vilain mais ils me faisaient rire), Neunœuil (parce qu'il n'avait plus qu'un œil), le petit Broum (j'aimais bien ce nom), Auguste, le vieux coiffeur à la jambe de bois (un souvenir de quatorze) qui me taillait par ailleurs une frange à la Adolf qui m'est restée longtemps sur l'estomac, Anatole, à la mâchoire de trabiole, qui faisait parfois un saut depuis La Torte pour une belote, le Portugais (je n'ai jamais connu son véritable nom) qui travaillait avec mon père chez Andoche, le marchand de bois, et qui était tout noir de charbon, le béret, noir lui aussi, bien enfoncé jusqu'au dessus des sourcils... C'est là que j'ai bu ma première gorgée de bière, comme dit l'autre et c'est vrai que dans la bière, c'est le seul intérêt (et encore, quand il fait chaud).

 
Ce n'est pas un Landais mais à l'internationale de la binouze,
 il n'y a que des frères (et des sœurs)

 Alice qui perpétuait la noble tradition de l’Assommoir, avait aussi inventé sans le savoir, le café brun, comme en Hollande, patiné aux fumées de poêle et de  tabac et aux haleines chargées. Je n'ai de souvenir que de marron, plus clair pour la table, plus foncé pour le plafond et les murs, et pour le sol, sous la sciure qui étanchait les débordements, on devinait... du marron. Et les fenêtres devaient être aussi marron,  ou bien tout simplement il n'y en avait pas, car elles ne m'ont laissé aucune trace.
    Tous se retrouvaient là autour de force chopines pour des conversations dont je n'ai plus la moindre idée, mais j'ai encore dans le nez l'odeur du Gris et des Gauloises, et je vois toujours le mirus lancer  ses éclairs de lumière derrière sa petite fenêtre à feuille de mica. 
    Alice m'aimait bien et je le lui rendais. C'était son mari, (étaient-ils mariés?) qui m'impressionnait. A plusieurs reprises, je l'ai vu entre chien et loup se battre dans la rue contre des adversaires que je ne distinguais pas, certainement des animaux : des rats, des serpents, des éléphants..., à ce qu'on m'a dit.

[Prochains numéros : Chez Jeannotte (Dieu ait son âme) à Peyrouton, Aux Platanes, (en ville disait-on) pour une omelette arrosée de bon matin, Chez Labadie, à la Torte, déjà plus classe, il avait la télé, le Bon Coin à Saint-Vincent (un bon coin vraiment), le Spoutnik, à Saint-Pierre, huit mètres carrés pour une réputation sulfureuse (pas possible, il devait y avoir un étage), chez Diago, Saint-Pierre idem, pour un tiercé dans l'ordre, et puis plus tardif, le Panier à salade, toujours Saint-Pierre, tenu par un  comptable véreux qui n'avait pas peur d'annoncer la couleur...]

Moine caviste goûtant le vin de la barrique tout en remplissant une jarre
A monk-cellarer tasting wine from a barrel while filling a jug.
 From Li Livres dou Santé by Aldobrandino of Siena (France, late 13th century).

    Après cette gorgée de bière qui fut décevante, passant pour les vacances de la ville à la campagne,  chez l'oncle, j'eus alors la révélation de cette incomparable boisson immémoriale qu'est le vin, auprès de quoi, la bière, comme le dit bien l'expression, n'est que de la petite bière (Munich ne fait pas le poids contre Dionysos).
    Chargé d'aller remplir la bouteille au chai, je m’exécutais avec plaisir et une fois celle-ci pleine, chassant les moucherons, je m'envoyais au goulot une bonne lampée et recomplétais le flacon, ni vu ni connu, à la barrique.

Ce sont de ces petits riens qui forgent une destinée.

13 juin 2018

Bzz, bzz, bzz... les abeilles !

L'essaim se gonfle et s'abandonne
A la caresse du printemps
Et, dans la ruche, tourbillonnent,
Prêtes à prendre leur élan,

Alimenti-miele-Taccuino Sanitatis-Biblioteca Casanatense-Roma

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz... les abeilles !

Se posant par cent et par mille
Sur les fleurs qui s'ouvrent à peine,
Elles butinent leur pistil
Pour en extraire le pollen,

Bees and Beehives, from The Hours of Catherine of Cleves,
c.1440. Utrecht, Netherlands. Pierpont Morgan Library M.945, fol.20, detail.

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz... les abeilles !

Ces gentilles petites bestioles
Fabriquent d'abord de la cire.
Elles y font des alvéoles,
Doux petits nids pour bien dormir,

Abeilles - ruches - De proprietatibus rerum - Amiens-ms399-f140v

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz... les abeilles !

Mais gare à celui qui s'égare
Au milieu d'elles, par hasard.
Il aura beau s'enfuir dare-dare,
Il sera piqué par le dard.

Abeilles-ruche-Musée Meermanno-La Haye-Pays-bas- Bestiaire 10B25--f37r

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz... les abeilles !

Quand vient le grand jour de la ponte,
La reine doit faire de son corps don
Et dans l'azur elle monte, monte,
Poursuivie par tous les bourdons.

Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3401, f. 018

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz, ça va être sa fête !

C'est celui qui la rattrapera
Qui sera le bourdon papa,
Mais, tout de suite après, il mourra
Pour avoir donné tout ce qu'il a.

Bees. Aberdeen Bestiary, England ca. 1200
Aberdeen University Library, MS 24, fol. 63r

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz, vaches d'abeilles !

Si tous les hommes ici-bas
Devaient mourir à ce moment-là,
J'en connais plus d'un, croyez-moi,
Qui y regardrait à deux fois.

François de Rohan, Fleur de vertu - 1530
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 1877, fol. 21v.

Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz, à d'autres !

Heureusement que c'est pas demain la veille
Que les femmes deviendront abeilles.
Dans ce cas, je dors sur mes deux oreilles
Et je dis miel aux petites abeilles.

Abeille chez  Raymond Isidore dit Picassiette à Chartres

Pensez bien, moi quand j'suis avec ma fiancée,
J'me fiche pas mal des abeilles...
Les abeilles... J'me demande un peu...
Enfin, allez, à la ruche... A la ruche...

L'essaim créé pour l'opérette "Ouah-Ouah!" par Bourvil en video ici  
Paroles: Max François - Musique: Etienne Lorin & Gaby Wagenheim

Bees - Bestiary - Liber de natura bestiarum, England after 1236
 British Library, Harley 3244, fol. 57v

Rejet, fin mai, des amendements visant à interdire l'usage du glyphosate d'ici trois ans.  85 députés sur 577 étaient présents dans l’hémicycle. Seuls 20 députés dont 2 de gauche ont voté pour l'interdiction contre 63 gentils lobbyistes.

Dédé l'Abeillaud 
L'occasion de s'interroger avec Rutebeuf :

Que sont mes amis (de gauche) devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés 

 La gauche en majesté : 
(ils étaient restés roupiller à la ruche)

Groupe Nouvelle Gauche (30 membres) Pour: 1
(nouvelle ? et c'est qui ? eh bé les socialos qui ne disent plus leur nom)
Groupe La France insoumise (17 membres) Pour: 1
(Insoumise, quel con de nom, quand on pense que l'insoumis majeur, l'hologrammé, n'a jamais rien glandé de sa vie à part politiquer et qu'il couche tous les soirs sur un matelas de billets. Qu'il rende tout, il fera l'insoumis après. Et son coadjuteur, le révolutionnaire qui va à l'assemblée en maillot de foot ou avec la chemise sortie du pantalon;  avec des actions pareilles, sûr qu'on va pisser loin.)
Groupe de la Gauche démocrate et républicaine (16 membres) Contre: 1
(un crypto-coco, si si il en reste; celui-là, je le traiterais bien au round-up.)



Herbicide, quand tu nous tiens
Ouah-Ouah!

Allons lire ou relire, pour nous consoler :
La vie des abeilles de Maurice Maeterlinck et
Vie et mœurs des abeilles de Karl von Frisch

30 mai 2018

Étonnants randonneurs

Sur le site Étonnants randonneurs 

Nous avions l'intention de faire le tour du Cotentin à pied, du moins en partie, mais au dernier moment, déjà rafraîchis par un printemps pourri ici-bas et après avoir malencontreusement consulté les températures moyennes de la Normandie au mois de mai, (pas si mauvaises que ça en fait, douces et humides) changement de cap et départ pour la Catalogne française puis espagnole. Nous n'avons pas dépassé Banyuls; au deuxième jour, dînette obligatoire dans la voiture et nuit idem. Vieille tente ayant pris l'eau de partout puis arrachée par le vent. Retraite effectuée au sud d'Avignon et nouveau départ pour la Drôme provençale au nord du Ventoux, avec une tente neuve. Première balade sur le plateau d'Albion et deux heures sous un orage diluvien, sans possibilité de s'abriter. Trempés de la tête aux pieds. Les godasses gore-tex faisaient flic-floc. La nouvelle tente était une 2 seconds easy, nous avons été obligés de l'embarquer en l'état, ayant mis deux jours pour en comprendre le pliage. Rapatriement à nouveau sur Avignon. Traversée d'est en ouest sous un temps électrique pour retrouver enfin les Landes et ses alertes orange à l'orage.

Et pendant ce temps, il faisait très beau en Normandie !


Petit retour en arrière sur le festival Étonnants randonneurs, sympathique, convivial, à taille humaine,  avec tout ce qu'il y a d'écrit sur l'affiche : films, spectacles, concerts, livres, plus restauration, buvette, (important ça) petite marche commune..., qui se tient chaque année à Arudy, en Béarn, (le nom est un clin d’œil au festival Étonnants voyageurs à Saint-Malo)
.
La randonnée : le pied.

[On est encore bien loin de Sylvain Tesson et ses petits voyages]

05 mai 2018

Printemps humide


Mésange au bain


Duo de grenouilles (à la coule)


Couple de mandarins au sortir du bain
 (monsieur a revêtu son plumage nuptial, madame est subjuguée)

Photos (trop belles) de Bénauït Gaü
[un temps de canard]