08 juillet 2019

Le plan Million

   Après guerre, en 1950, les Hlm (habitations à loyer modéré) remplacent les Hbm (habitations bon marché). Les logements font cruellement défaut et  les travailleurs pauvres ne peuvent se loger même aux conditions  de loyers  HLM.

   Pierre Groues, l'abbé Pierre qui a fondé la communauté d’Emmaüs en, côtoie la misère quotidiennement. En 1954, lui qui a été député de 1945 à 1951 tente de faire passer par l'intermédiaire de son ami Léo Hamon un amendement : Il s’agit de prélever un milliard, sur les 90 prévus pour la reconstruction, afin d’édifier des cités de première nécessité. Dans la nuit du 3 au 4 janvier, après 72 heures de débat, le projet est rejeté.

    L'abbé n'en reste pas là. S'étant qui s'est rendu compte du potentiel que représentait la radio, ( il a participé au jeu du Quitte au double de Zappy Max en 1953 et a gagné pour sa communauté 250000 francs), il lance un appel sur Radio-Luxembourg :

"Mes amis, au secours...

Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée. Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent!

Écoutez-moi ! En trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir-même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime ».

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci! Chacun de nous peut venir en aide aux sans abri. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain: 5.000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques.

Déposez-les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie ! Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.

Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris."

1954  l’Abbé Pierre pique un petit roupillon bien mérité après son appel

   Cet appel à la radio va connaitre un  très fort retentissement  et provoquer un immense mouvement d’entraide.  Le nez mis dans le caca, les politiques vont finir par se bouger l'arrière-train.
   Il sera créé dans l’urgence des Logements Économiques de Première Nécessité financés par la Caisse des Dépôts et Consignations, puis sera organisé en 1955 le concours : 
Opération Un logement pour un million
 (soit 21 300 € valeur 2018, actuellement , on obtiendrait à peu près pour ce prix une niche aménagée sous un escalier d'immeuble)

   A Dax, seront construits deux petits ensembles de ce type, l'un à Berre qui sera dit "A l'abbé Pierre", l'autre au Gond, qui s'appellera tout naturellement  "le plan Million". L'idée  était donc de construire un logement pour un million d'anciens francs (les légers, le franc lourd ou nouveau franc viendra en 1960 ). Pour le prix, il y avait électricité, eau froide à volonté et un trou au plafond pour faire passer le tuyau du mirus chargé de chauffer toutes les pièces.

   J'y ai passé quatorze ans au plan Million et c'était notre adresse au début : Famille D., Plan Million 40 Dax, Ensuite, il a fallu gommer Plan Million (ça la foutait mal certainement de toujours rappeler le prix que ça avait coûté et puis il fallait bien commencer à gommer les années de misère), c'est devenu quartier Biarritz (bien plus chic), pour en arriver à avoir un nom de rue. Il nous échut la rue des Cigales pas loin de la rue des Abeilles (je nous aurais plutôt vu en fourmis).

   Qui habitait là ? Pas comme à Paris, des sans-abris ou d'anciens habitants de bidonvilles mais deux grandes familles, d'un coté, des  économiquement faibles (une charmante locution apparue en 1954) issus pour la plupart de l'exode rural : enfants ou petits enfants de paysans, fermiers, journaliers, ouvriers agricoles, métayers descendus des collines de Chalosse ou des pinèdes du nord de l'Adour,  sans qualifications mais largement pourvus en progéniture (on jouait dans cette catégorie) et de l'autre, le volet social : des filles-mères (une appellation légèrement infamante de l'époque) et leurs rejetons.
   En fait, on était plus ou moins des cas soc’ mais on ne s'en est rendu compte que plus tard.

Le plan Million et sa majestueuse allée de prunus
(Et ta sœur? Elle fait du vélo!)

Le plan Million ne nous a pas survécu. Avant démolition, on sentait chez lui comme un désir de retourner à ses origines modestes : il avait fini par ressembler à un bidonville,  mais il avait accompli sa vaillante mission.

━ Et alors il dit quoi, l'athée anti-clérical ?
━ Eh bé, il dit :  Merci l'abbé !

01 juillet 2019

Glycines et libellules

[des amies à moi]

Vue d'Oyster Bay

Libellules

Glycines

Libellules (re)

et feuille de lotus (pour ne pas être sectaire)

Le tout par Louis Comfort  Tiffany (un nom cosy)  New York ↥ 1848 New York 1933 ↧

26 juin 2019

Résolutions

"Etre tout à fait honnête avec soi est un bon exercice"
Sigmund Freud

Décision 1 : Etre tout à fait honnête avec soi

De vrais bâtons merdeux cette phrase et ce schéma, on ne sait pas par quel bout les prendre. Ça  risque de me ralentir dans mes résolutions, on verra ça plus tard.

Décision 2 : pratiquer une activité physique régulière

Quel jour est-on aujourd'hui ? mercredi ? Parfait. Je commence sans faute à partir de lundi.

Décision 3 : s’astreindre à une respiration profonde

Là, je peux commencer tout de suite encore qu'il faut faire jouer le diaphragme et le diaphragme, c'est comme le périnée, je ne sais pas trop où je l'ai.

Décision 4 : penser à s'hydrater fréquemment

Ce n'est pas le plus facile, en effet il faut appliquer le principe du boit-sans-soif mais je l'assure, je ferai contre mauvaise fortune bon cœur.

“Une fois que ma décision est prise, j'hésite longuement.”
Jules Renard 

10 juin 2019

Voisenon ou de l'éducation

« J’ai été jeune : mon père, qui était plus rigide qu’éclairé, me donna une éducation dure et me dégoûta de la raison, en me l’offrant avec trop de sévérité ; il intimida mon esprit au lieu de l’éclairer, et dessécha mon cœur à force de réprimandes, au lieu de le nourrir et de le former par la douceur.
« Les premières leçons qu’on donne aux enfants doivent toujours porter le caractère du sentiment ; l’intelligence du cœur est plus prématurée que celle de l’esprit ; on aime avant que de raisonner, c’est la confiance qu’on inspire qui fait le fruit des instructions qu’on donne.

Géographie Cours élémentaire -Editions Magnard- 1947
Illustrations  René Bresson

« Mon père n’en usa pas ainsi. Le titre de père me donna plutôt une idée de crainte que de tendresse, la contrainte où j’étais me fit prendre un air gauche qui ne me réussit pas ; quand je débutai dans le monde, mes raisonnements étaient assez justes, mais dépouillés de grâces, et bien souvent la bonne compagnie ne juge de la solitude de l’esprit que par son agrément.
Histoire de la Félicité - 1751

Claude Henri de Fusée de Voisenon
Peintre inconnu - Château de Versailles

Claude-Henri de Fusée (les québécois lui mettent un z, soit Fuzée, ce qui est joli) de Voisenon (1708-1775) a écrit des chansons grivoises, madrigaux, féeries et comédies. Ordonné prêtre, il acquit pourtant une réputation de légèreté ; il appréciait les mondanités et le confort. Voisenon publia en 1746  Le Sultan Misapouf et la princesse Grisemine ou les Métamorphoses, que j'ai lu en sus d'Histoire de la Félicité : une grivoiserie au quatorzième degré qui ne risque d'échauffer les sangs à personne mais pour les quelques lignes sur l'éducation ci-dessus, je lui donne mon affection à Voisenon.

Grand pote à Voltaire, ce dernier composa à sa mort l'épitaphe suivante:

Ici gît, ou plutôt frétille,
Voisenon, frère de Chaulieu.
À sa muse vive et gentille
Je ne prétends point dire adieu,
Car je m'en vais au même lieu,
Comme cadet de la famille.

23 avril 2019

Les bons conseils de l'oncle Isidore

Isidore Ducasse
Comte de Lautréamont
par Félix Vallotton
Cet enfant, qui est assis sur un banc du jardin des Tuileries, comme il est gentil ! Ses yeux hardis dardent quelque objet invisible, au loin, dans l’espace. Il ne doit pas avoir plus de huit ans, et, cependant, il ne s’amuse pas, comme il serait convenable. Tout au moins il devrait rire et se promener avec quelque camarade, au lieu de rester seul ; mais, ce n’est pas son caractère.

Cet enfant, qui est assis sur un banc du jardin des Tuileries, comme il est gentil ! Un homme, mû par un dessein caché, vient s’asseoir à côté de lui, sur le même banc, avec des allures équivoques. Qui est-ce ? Je n’ai pas besoin de vous le dire ; car, vous le reconnaîtrez à sa conversation tortueuse. Écoutons-les, ne les dérangeons pas :

– À quoi pensais-tu, enfant ?

– Je pensais au ciel.

– Il n’est pas nécessaire que tu penses au ciel ; c’est déjà assez de penser à la terre. Es-tu fatigué de vivre, toi qui viens à peine de naître ?

– Non, mais chacun préfère le ciel à la terre.

– Eh bien, pas moi. Car, puisque le ciel a été fait par Dieu, ainsi que la terre, sois sûr que tu y rencontreras les mêmes maux qu’ici-bas. Après ta mort, tu ne seras pas récompensé d’après tes mérites ; car, si l’on te commet des injustices sur cette terre (comme tu l’éprouveras, par expérience, plus tard), il n’y a pas de raison pour que, dans l’autre vie, on ne t’en commette non plus. Ce que tu as de mieux à faire, c’est de ne pas penser à Dieu, et de te faire justice toi-même, puisqu’on te la refuse. Si un de tes camarades t’offensait, est-ce que tu ne serais pas heureux de le tuer ?

– Mais, c’est défendu.

– Ce n’est pas si défendu que tu crois. Il s’agit seulement de ne pas se laisser attraper. La justice qu’apportent les lois ne vaut rien ; c’est la jurisprudence de l’offensé qui compte. Si tu détestais un de tes camarades, est-ce que tu ne serais pas malheureux de songer qu’à chaque instant tu aies sa pensée devant tes yeux ?

– C’est vrai.

– Voilà donc un de tes camarades qui te rendrait malheureux toute ta vie ; car, voyant que ta haine n’est que passive, il ne continuera pas moins de se narguer de toi, et de te causer du mal impunément. Il n’y a donc qu’un moyen de faire cesser la situation ; c’est de se débarrasser de son ennemi. Voilà où je voulais en venir, pour te faire comprendre sur quelles bases est fondée la société actuelle. Chacun doit se faire justice lui-même, sinon il n’est qu’un imbécile. Celui qui remporte la victoire sur ses semblables, celui-là est le plus rusé et le plus fort. Est-ce que tu ne voudrais pas un jour dominer tes semblables ?

– Oui, oui.

– Sois donc le plus fort et le plus rusé. Tu es encore trop jeune pour être le plus fort ; mais, dès aujourd’hui, tu peux employer la ruse, le plus bel instrument des hommes de génie. Lorsque le berger David atteignait au front le géant Goliath d’une pierre lancée par la fronde, est-ce qu’il n’est pas admirable de remarquer que c’est seulement par la ruse que David a vaincu son adversaire, et que si, au contraire, ils s’étaient pris à bras-le-corps, le géant l’aurait écrasé comme une mouche ? Il en est de même pour toi. À guerre ouverte, tu ne pourras jamais vaincre les hommes, sur lesquels tu es désireux d’étendre ta volonté ; mais, avec la ruse, tu pourras lutter seul contre tous. Tu désires les richesses, les beaux palais et la gloire ? ou m’as-tu trompé quand tu m’as affirmé ces nobles prétentions ?

– Non, non, je ne vous trompais pas. Mais, je voudrais acquérir ce que je désire par d’autres moyens.

– Alors, tu n’acquerras rien du tout. Les moyens vertueux et bonasses ne mènent à rien. Il faut mettre à l’œuvre des leviers plus énergiques et des trames plus savantes. Avant que tu deviennes célèbre par ta vertu et que tu atteignes le but, cent autres auront le temps de faire des cabrioles par-dessus ton dos, et d’arriver au bout de la carrière avant toi, de telle manière qu’il ne s’y trouvera plus de place pour tes idées étroites. Il faut savoir embrasser, avec plus de grandeur, l’horizon du temps présent. N’as-tu jamais entendu parler, par exemple, de la gloire immense qu’apportent les victoires ? Et, cependant, les victoires ne se font pas seules. Il faut verser du sang, beaucoup de sang, pour les engendrer et les déposer aux pieds des conquérants. Sans les cadavres et les membres épars que tu aperçois dans la plaine, où s’est opéré sagement le carnage, il n’y aurait pas de guerre, et, sans guerre, il n’y aurait pas de victoire. Tu vois que, lorsqu’on veut devenir célèbre, il faut se plonger avec grâce dans des fleuves de sang, alimentés par de la chair à canon. Le but excuse le moyen. La première chose, pour devenir célèbre, est d’avoir de l’argent. Or, comme tu n’en as pas, il faudra assassiner pour en acquérir ; mais, comme tu n’es pas assez fort pour manier le poignard, fais-toi voleur, en attendant que tes membres aient grossi. Et, pour qu’ils grossissent plus vite, je te conseille de faire de la gymnastique deux fois par jour, une heure le matin, une heure le soir. De cette manière, tu pourras essayer le crime, avec un certain succès, dès l’âge de quinze ans, au lieu d’attendre jusqu’à vingt. L’amour de la gloire excuse tout, et peut-être, plus tard, maître de tes semblables, leur feras-tu presque autant de bien que tu leur as fait du mal au commencement !…

Les Chants de Maldoror
Isidore Ducasse

[ Il est bien gentil, tonton Isidore mais parfois, je me demande s' il n'hallucine pas un peu]

17 avril 2019

La leçon de conduite

    Il y a quelques mois, un conducteur russe a été interpellé par les policiers, avenue De Lattre de Tassigny à Laval (Mayenne), alors qu’il conduisait en regardant un film sur son ordinateur portable posé sur le tableau de bord, tout en dégustant un plateau de toasts au foie gras.

    Il a dû verser 750€ d’amende pour pouvoir repartir avec son véhicule.

Raspoutine et la Tsarine

    C'est cher payé, quand on pense qu'il n'avait même pas une petite femme sur ses genoux à qui caresser le sein et pas un verre de Sauternes à portée.

Boby Lapointe, toujours précurseur
 et son simulateur de conduite

"Le Soleil et la Lune, l'Air et le Feu, le Ciel, la Terre et l'Eau, l'Âme et Yama, le Jour et la Nuit, les deux Crépuscules et Dharma, connaissent la conduite de l'homme." 
Proverbe sanskrit

05 avril 2019

A conta, se faz favor

L'addition, s'il vous plait
(Portugal, Europe )


A l'autopsie :

Partie gauche

3 caldos verdes, 3 soupes au chou cavalier (tagada, tagada, tagada)
1 salada, 1 salade
2 bacalhau a braga, (morue à la mode de Braga, também denominado, appelée aussi Bacalhau à Narcisa ou Bacalhau Minhoto)
1/4 assado (de frango), 1/4 de poulet rôti
1 tinto,  1 rouge (1 litre)
11 bolinhos, boulettes , beignets fourrés, (veut dire aussi gâteaux croquettes).
1 agua,  1 eau  (1 litre et demi)
2 bagaços (de uva), 2 marcs de raisin. (pour les hommes)

Partie droite : l'addition proprement dite

3 dozes (ancienne graphie) 3 doses, soit 3 portions parce qu'il existe aussi la meia dose, demi portion : 23€
3 caldos verdes, 1 salada : 3 soupes et 1 salade : 7€
1 litre de rouge : 3.5€
1 truc barré (analyse et décryptage en cours)
*11 bolinhos, pao et azeitonas (nouveau!!!) 9€, croquettes donc, pain et olives.
1 agua, eau, 1 litre et demi 1.5€
total : (préparé à l'avance) 44.5€ qui se révèle un sous-total, c'était sans compter les 2 bagaços.

*comme en Espagne ou en Italie, on vous porte des trucs sur la table que vous n'avez pas demandé, si vous y touchez, ça vous est compté.

A quatre, on s'en est donc tiré, largement repus, pour 12€ par personne. Passons l'Atlantique et allons voir comment peuvent déjeuner nos amis étasuniens :

The bill, please
(Amérique du Nord)

L'addition :  click pour +
Le patron
6 convives, l'on devine, que l'un.e d'entre eux, comme souvent, fait cavalier.e seul.e.  A l'apéro peut-être (Ce sont des amerlos, eux-mêmes ne savent pas trop comment ils ordonnent leurs repas) 5 portos tawny 40 (ans d'âge) à 55$ pièce . Ils attaquent la bouffe. En vrac : 1 soupe minestrone verde, $18,  1 spaghetti mare monte (terre et mer) $39, 1 rigatoni siciliano (des nouilles quoi mais striées) $36, 2 truffles carpaccio, carpaccio de truffes, (comme son nom l'indique) à 100$ (p) 3 tagliolini (pates en ruban) à la truffe à  195$, (p) 1 escalope milanaise, $55.
Les accompagnements : 
1 salade d'artichauts, $18, 2 asperges à la Nello, $30(p), 2 calamars frits $18(p), 2 mozarella, $34(p) et raffinement suprême : 2 bouts de parmesan à raper, 14$ chacun.

1 seul dessert : 1 tiramisu, 14 $, (sans doute la personne qui a mangé la soupe au début), 2 expresso 7,5 $ l'un et 3 cappuccino à 9 $.
Ils arrosent tout ça de 3 bouteilles de La Tâche-Romanée, de 2 Château Pétrus , puis de 2 magnums de champagne Cristal rosé, tout à 5000 $ la pièce. Ah, j'allais oublier l'eau, (LG water, de l'eau du robinet passé à l'adoucisseur) $12.
A 14 h 39, tout est plié. Le taxi (l'ambulance?) a dû être nécessaire.

L'addition : 47221 dollars  à 6.
  
Le Nello, avec sa veste à rayures et son gardenia blanc à la boutonnière, à mon sens, il a tenté et réussi le grand chelem : plumer le pigeon jusqu'au bréchet avec ses prix astronomiques, tout en le nourrissant de conserves, de surgelés ou de plats industriels à réchauffer. Quand aux grands vins à 5000 $ la bouteille, je mettrais ma main à couper qu'il a dû remplir d'un quelconque picrate italien ou de spumante des bouteilles originales vides.

Nello's a fermé depuis. Quelques appréciations :

S G. Brooklyn, NY
Ok, $47 for lobster bisque, and $67 for patron on the rocks and a dirty martini...enough said.
Ouais,  47 $ la bisque de homard et 67 $ une tequila glaçons et un mauvais cocktail, je n'en dirai pas plus.

Celeste F. Manhattan, NY
Avoid at all cost. Wildly overpriced average food, served by snooty staff to a low class crowd of screaming people. Check the bill too, especially if you are a big crowd,they have a tendency to make "mistakes" invariably going their way.
Eviter à tout prix. Nourriture moyenne excessivement chère, servie par un personnel arrogant à une populace hurlante. Vérifiez également l'addition, surtout si vous êtes nombreux, ils ont tendance à faire des erreurs dans leur sens.

Debbie C. Great Falls, VA
Condescending, rude and over priced. Not a good combination. I ordered the special lobster risotto and it had no lobster. They were trying to pass off shrimp as lobster and neglected to take the tail off. If there was lobster it was hidden well...
...By the way, dinner for 8 was $1600. Would have rather spent it on a handbag!!
Condescendants, grossiers et trop cher. Pas la bonne combinaison. J'ai commandé le risotto spécial au homard et il n'y avait pas de homard. Ils ont essayé de faire passer des crevettes pour du homard en négligeant d'enlever les queues.  S'il y avait du homard, il était bien caché ...
Au fait, le dîner pour 8 personnes a coûté 1 600 dollars. J'aurais mieux fait de m'acheter un sac à main !!

Homard(s) réels mangés par moi à Rimouski-Québec

Mais il y a toujours des maso(e)s ou des mondain(e)s branchouilles à moyens qui aiment se faire enfler :
Parisa S. New York, NY
LOVE the atmosphere here.  Amazing outdoor patio.  Don't forget to say hi to Adriana Lima while you're out there.
Service is friendly, if a little (ok, a lot) spacey.  And prices are so ridiculously high, it's actually comical.  But come on, we're in the Hamptons.  Go  big or go home.
J'ADORE l'atmosphère ici. Incroyable patio extérieur. N'oubliez d'envoyer le bonjour à Adriana Lima quand vous irez là-bas.
Le service est cordial même s'il est un peu (d'accord, pas mal) planant. Et les prix sont si ridiculement élevés, c'en est vraiment amusant. Mais quoi, nous sommes dans les Hamptons. Faites les choses en grand ou restez chez vous.

28 mars 2019

Come on, come on, come on

Come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on,


Come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on, come on...

Lose yourself to dance
Perds-toi dans la danse
(on viendra pas te chercher)

[   Je pensais faire office de découvreur mais en fait, cette vidéo a été vue 84  734 174 fois à ce jour, selon ce que me dit Moitube,  on se sent tout petit, pris dans la masse, (dans la nasse ?). ]