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28 juillet 2026

Ciconia ciconia


    Une image que j'ai souvent vu sur des sacs d'engrais il me semble bien,  des mines de sels de potasse et de sels de magnésie ayant été un temps exploitées sur la région dacquoise  par une filiale de la Société des Mines de Potasse d’Alsace.
   La cigogne est un gentil oiseau, c'est un oiseau symbolique et de bon augure, nous dit W. Il prend grande place dans les contes, fables et légendes et est bien connu pour apporter les nouveau-nés aux  heureux parents. (en Alsace certainement car ailleurs en France, il est de notoriété publique que les bébés naissent dans les choux)

   Et donc, dans mon imaginaire personnel, la cigogne vivait en Alsace , point.

Petite Alsacienne arrivée en cigogne

     Or en fouillant un peu le sujet, je lis çà et là que la cigogne aurait vécu dans les Landes avant 1950 où elle aurait alors disparu. Mais je n'ai rien trouvé qui confirme de tels éléments. Que ce soit les journaux, les sociétés savantes de la région, Félix Arnaudin dans ses très nombreux écrits, personne ne mentionne la présence de cigognes au XIXe siècle et première moitié du XXe siècle.
    Par contre et je n'ai non plus trouvé aucune trace ni personne pour se souvenir et corroborer mes dires : la première cigogne arrivée dans les Landes s'était installée à Dax, sur une haute cheminée  aujourd'hui disparue, entre les Ets Mora et la rue Baffert, face au quartier Cuyés (où ont été logés en 1962 de nombreux rapatriés d'Algérie) et ce en 1964, je la voyais en allant au lycée non loin de là. (je ne peux tout de même pas l'avoir inventé de toutes pièces).
    Si l'on s'en tient à ce que colportent  les denses articles de Wikipedia la concernant, ce seraient des efforts importants d'associations, de ligues de protection des oiseaux... qui  ont amenés à repeupler la France en cigognes.

 Là où je ne vois moi que les effets du changement climatique,
 déjà à l'œuvre dans les années 60. 


    Par ailleurs, pour contrebalancer les nombreux articles manifestement pro-cigogne, je dirais que par chez nous, installée dans les barthes de l'Adour,  elle est manifestement déjà en surpopulation. La cigogne blanche est un redoutable prédateur : grenouilles, lézards, poissons, vers de terre, couleuvres, gros insectes, mollusques, crustacés, oisillons, campagnols font les frais de sa copieuse consommation. On répond à ça en opposant qu'elle mange énormément d' écrevisses (maga) américaines, espèce invasive (comme elle-même)  qui dévore les écrevisses indigènes. Bonne chose  mais pas suffisante pour que je redore son blason.

23 août 2016

Notre mer d'Aral

à nous




L'étang d'Abesse en été

Le journal Sud-Ouest : " L'étendue d'eau s'est brutalement vidée. Un marché public est lancé jusqu’au 5 septembre en vue des réparations.
L'étang saint-paulois d'Abesse s'est brutalement vidé au cours de la première semaine du mois d'août. Et personne, aujourd'hui encore, n'est en mesure d'expliquer précisément ce qui a pu se passer.
En huit jours, la retenue d'eau, destination très prisée des amoureux de balades en pleine nature, s'est transformée en une étendue de sable et de boue nauséabonde, où faune et flore suffoquent.
L'hypothèse retenue est celle d'un « renard », terme technique désignant une fente ou un trou dans un barrage, cet étang étant artificiel."

Mais où le journaleux prend-il ses sources ? il ne doit pas y aller souvent à Abesse. L'étang était déjà à sec en juillet et encore à sec l'été 2015.
Le mois dernier, j'ai parlé cinq minutes avec un riverain contemplant comme moi le désastre et pour lui l’assèchement venait tout simplement du fait qu'une exploitation agricole bien extensive pompait jusqu'à l'os les ruisseaux qui alimentent l'étang. 


L'Adour aussi perd ses eaux à Dax, peut-être un problème de bouchon de vidange.

Quand c'est flou, il y a un loup ! comme disent les politiques.

11 janvier 2016

Fête du centenaire

Après les vœux de bonne année, voici le temps des commémorations. Préparons-nous à fêter comme il se doit le centenaire de la cure thermale que Félix Vallotton suivit en avril 1916 à Dax.

Félix Vallotton 1865-1925 - L'Adour à Dax, temps gris - 1916

De l'Adour à Dax, temps de gris. Les peintures de paysages à partir de 1916 est, par Félix Vallotton dans son catalogue des œuvres, la soi-disant Livre de raison comme « Vue de l'Adour un Dax. Temps gris » énumérés.
La fin de Avril de 1916, après un séjour de trois mois en Suisse, Vallotton est tombé malade avec une inflammation du nerf sciatique aiguë. Lorsque la douleur est devenue insupportable et Vallotton était obligé de se déplacer à l'aide de béquilles, il a décidé de guérir à Dax. La ville française du sud de Dax, qui est divisée par la rivière Adour dans deux domaines, est principalement connue pour ses cures et la première station thermale de France.
Pendant ce séjour à l'Hôtel des Baignots, quatre paysages, dont trois seulement recevaient dans le sien, Livre de raison émergé. Cette série avec de très belles vues de la ville et autour de Dax a également signalé que la douleur Vallotton ont pas empêché d'aller travailler.

Notes de Hermann Chuquedit

Félix Vallotton - Les bancs de sable sur la Loire, 1923


20 mars 2015

Coco, j'écris ton nom


Moi aussi ma poulette (enfin, j'espère que tu es bien  une poulette) mais je t'avais pourtant dit de ne pas le crier sur les toits, ni de l'écrire sur les murs (ou autres supports).


L'envers du décor

[Quel choc, quand en route pour l'Espagne en passant par le chemin des écoliers, le long de l'Adour, de Sainte Marie de Gosse à Bayonne, via Urt, je pris de plein fouet cette déclaration. Heureusement, je roulais à trente, comme d'habitude. Il n'y a pas eu de dégâts collatéraux]

31 janvier 2014

L'Adour a crû

En direct live


Crète - Mare Monte **** à partir de 690 € TTC 
7 nuits en demi pension


Palmiers aux pieds dans l'eau
 Dax (de l'ablatif-locatif pluriel latin de Aquis : aux eaux)


Accès reservé

22 février 2013

L'Adour en crue

L’Adour en crue, qui l'eût crue?

La route Arnaudin à Saint Vincent de Paul sous les eaux
Chplaouch ! Chplaouch ! (mon plaisir depuis toujours)
Foin !


En Gascogne et au Pays basque
on appelle barthe (du gascon barta), barthes, les plaines alluviales inondables longeant les cours d'eau.


Echelle des grandes eaux - Dax

L'Adour déborde depuis que je la connais et elle débordait sans aucun doute avant mais c'est bien la première fois que je la vois faire l'ouverture du 20 heures, sensationnalisme à la petite semaine, boniment gourmand du Pouyadas de service se délectant de la  catastrophe annoncée, vigilance! alerte! orange ! et tout le toutim pour une crue somme toute bien ordinaire. 


L'Adour en crue vue du Vieux pont à Dax

[Que d'eau! que d'eau!, (Raymond) aurait dit Mac Mahon au vu des terribles inondations de la Garonne  en juin 1875]


Partie de la capitainerie garde costes de Bayonne -1690

L'Adour a toujours débordé, moins il me semble depuis le réchauffement, [cigognes, cormorans, hérons pique-bœuf la fréquentent désormais (en attendant les ibis sacrés et les flamants roses)]. Elle a son petit caractère, a  souvent fait sa capricieuse, changeant d'embouchure (de là, mal embouchée) au gré de ses humeurs.

La route Arnaudin à Saint Vincent de Paul sous les eaux
Chplaouch ! Chplaouch ! (et aussi l'été, pieds nus en remontant les ruisseaux)
Paille !

[pour faire marcher au pas les conscrits venus de la campagne ne distinguant pas la droite de la gauche, on fourrait leurs croquenots gauches de foin et les droites de paille. L'instructeur n'avait plus alors qu'à entonner : foin ! paille ! pour un joli pas cadencé
- Quel rapport avec la crue ? - Aucun, ce sont les bottes qui m'y ont fait penser.]

L'Adour en crue : l'eusse-tu crue ?

29 avril 2012

Un temps à lire au lit

♫ liroli, lirola


La terrasse du Splendid sous l'eau

 À 10 heures, vu et écouté Régine Deforges[ Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes (oui, Francis Blanche, je suis d'accord, surtout Régine)] 2011 : Le Paris de mes amours Plon, 13 heures, collation et vaisselle, sieste, 14 heures, lu un chapitre de Charivaris en Gascogne de Christian Desplat aux éditions Cairn, charivaris, jonchées et asouades...avant endormissement, réveil 16 heures 30, oh putain ce n'est plus une sieste mais un coma, trop tard pour l'intervention de Denis Lavant,  Passant par la Russie, Paris, Séguier (Nouvelles éd.), 2010, 120 p. (ISBN 978-2840495826) mais le vis dédicaçant; Denis Lavant, Alex dans Les amants du Pont-Neuf (Pont Neuf ? Pont Neuf emballé par Cristo, j'y étais et fus moi-même emballé) de Alexandre Oscar Dupont soit Leos Carax [anagramme d'Alex et Oscar; Oscar, comme César)]. 18 heures, une Wendelimus (brasserie Meteor) au Bordeaux en ouvrant Mon oursin et moi de Francis Blanche au Castor Astral :

                                                    Un tigre du cirque échappé
                                                    est entré dans le poulailler
                                                    une poule fort effrayée
                                                    en a pondu un oeuf brouillé
                                                         
                                                          MORALITÉ
                                                       
                                                     Mésopotamie(?) 1.

1.Entre le tigre ...et l'oeuf rate!


Acheté aussi Les Chênes de Peyrelongue (té!) saga familiale au siècle des Lumières autour d'une faïencerie en Gascogne, d'Alain Lamaison, aux éditions Pierregord et Mademoiselle de la Ferté  Albin Michel  ["Anne-Charlotte de la Ferté naquit le 26 novembre 1860. Je vois encore, comme si j'y étais, la demeure où s'écoulait sa petite enfance. Quand, sortant de la gare, on entre dans Dax par le faubourg du Sablar, on tourne à gauche, et l'on prend la promenade des Remparts..."] de Pierre Benoit [mon père dans l'une de ses très rares confidences sur sa jeunesse disait qu'il avait participé à son arrestation à la fin de la guerre (laquelle? la Seconde); je le crois car n'ayant jamais lu un livre, il n'avait pu le sortir de nulle part, ce nom de Pierre Benoit]
20 heures, la nuit sera longue : deux anniversaires à fêter, en cadeau groupé Les Cahiers noirs, journal d’un peintre (1920-1958) Georges de Sonneville chez William Blake & Co , éditeur bordelais comme son nom pourrait ne pas l'indiquer,  il faudra donc mettre les bouchées doubles et lever le coude pour deux. 3 heures 30, écoute religieuse des conseils sur l'Eau ferrugineuse de Bourvil puis retour de bombance très chargé.
Cest vraiment la dernière fois, on ne m'y reprendra plus.


L'Adour a retrouvé un semblant d'eau

09 janvier 2009

Tombe la neige


Le pont sur l'Adour à Saint Vincent de Paul sous la neige


"Or laissons les là et retournons à nostre bon Gargantua, qui est à Paris, bien instant à l'estude de bonnes lettres et exercitations athletiques, et le vieux bon homme Grandgousier, son pere, qui après souper se chauffe les couilles à un beau, clair et grand feu, et, attendent graisler des chastaines, escript au foyer avec un baston bruslé d'un bout dont on escharbotte le feu, faisant à sa femme et famille de beaulx contes du temps jadis."

François Rabelais
Gargantua

16 décembre 2007

01 avril 2006