29 septembre 2011

Allons à Messine

et dirigeons nous vers Catane


Catane - Catania - Marché aux poissons - Pesce spada - Espadon

Allons à Messine 
Pêcher la sardine 
Allons à Lorient 
Pêcher le hareng
Allons à Catane
Pêcher l'espadon
(mais ça ne rime pas! et alors!)

Ingénument, ne connaissant que le premier couplet, je pensais qu'Allons à Messine était une aimable chanson d'enfants ou une gentille chanson de marins, en fait il s'agit d'une chanson paillarde, de mer et de vents. 
La suite :
Ils étaient deux amants 
Qui s’aimaient tendrement 
Qui voulaient voyager 
Mais ne savaient comment

Qui voulaient voyager 
Mais ne savaient comment 
Le vit dit au con 
Tu seras bâtiment

Je serai le grand mat 
Qu’on te plante dedans 
Mon rouston de droite 
Sera commandant

Mon rouston de gauche 
Sera lieutenant 
Et les poils de mon cul 
Seront les haubans

Et les morpions 
Grimperont dedans 
La peau de mes couilles 
Fera voile au vent

Le trou de ton cul 
Soufflera dedans 
Sacré nom de Dieu 
Ca puera bougrement


L'Elefante - 'U Liotru - L'Héliodore
  in pietra lavica della Fontana di Piazza del Duomo .

Catane - Catania - Katane - Katánē - Αἴτνη - Catĭna ou Catăna - Tetrapolis - Balad-al-Fil - Madinat-al-Fil - Wadi Musa - Qataniyah - Cathania et Catanea - Kataniya, Ktaniya, Kataniyah, Ktaniyah, Katania, Kataniah - Kiryat Ha-Pil ou Ir Ha-Pil.


Coulées de lave de l'Etna pas loin 

17 septembre 2011

Alitalia


L'avion n'étant pas prê(ès)t, avons pris la voiture, la Macchina,

non sans s'interroger, comme l'a fait Ho, sur le bilan carbone.[ (carbone, carbone, Paul Carbone ? truand marseillais des belles années 40, oups! ça me fait penser qu'il faudra aussi  traverser les grandes bouches du Rhône, territoire des frères Guérini, les froides contrées du Nord de Merlusconi et puis la Campanie, Naples et sa Camorra, la Calabre et sa 'Ndrangheta pour finir par la Sicile, la Cosa Nostra et  son ancien capo en prison, Totò Riinalaryngologiste (un mafieux qui aime bien les étranglements) mais va-t'en rassuré, le routard nous dit: partout où la mafia veille, les petits voleurs se font  discrets. (c'est gentil de la part de la mafia.)]
Oui, mais quand même, et si on me volait ma tente Quechua 3" Light  (3 secondes pour la déplier, 3 heures pour la replier)? et si j'étais retenu en otage et que ma famille ne veuille pas verser les 150 euros de rançon ? et si je me retrouvais en costume de bain, les pieds coulés dans un bloc de ciment, au fond des eaux de Palerme ? Bouh! j'aurais pas dû lire  Andrea Camilleri.


Trinacria - La Sicile aux trois pointes 

Mais tranquillisons-nous auprès de Guy de Maupassant, écoutons-le dans : 
 La Sicile in La vie errante - 1890
Sur le pays : 
"On est convaincu, en France, que la Sicile est un pays sauvage, difficile et même dangereux à visiter. De temps en temps, un voyageur qui passe pour un audacieux, s’aventure jusqu’à Palerme, et il revient en déclarant que c’est une ville très intéressante. Et voilà tout. En quoi Palerme et la Sicile tout entière sont-elles intéressantes ? On ne le sait pas au juste chez nous. A la vérité, il n’y a là qu’une question de mode. Cette île, perle de la Méditerranée, n’est point au nombre des contrées qu’il est d’usage de parcourir, qu’il est de bon goût de connaître, qui font partie, comme l’Italie, de l’éducation d’un homme bien élevé. 
A deux points de vue cependant, la Sicile devrait attirer les voyageurs, car ses beautés naturelles et ses beautés artistiques sont aussi particulières que remarquables. On sait combien est fertile et mouvementée cette terre, qui fut appelée le grenier de l’Italie, que tous les peuples envahirent et possédèrent l’un après l’autre, tant fut violente leur envie de la posséder, qui fit se battre et mourir tant d’hommes, comme une belle fille ardemment désirée. C’est, autant que l’Espagne, le pays des oranges, le sol fleuri dont l’air, au printemps, n’est qu’un parfum ; et elle allume, chaque soir, au-dessus des mers, le fanal monstrueux de l’Etna, le plus grand volcan d’Europe. Mais ce qui fait d’elle, avant tout, une terre indispensable à voir et unique au monde, c’est qu’elle est, d’un bout à l’autre, un étrange et divin musée d’architecture..."

Sur les hommes :
"Personne ne ressemble moins à un Napolitain qu’un Sicilien. Dans le Napolitain du peuple on trouve toujours trois quarts de polichinelle. Il gesticule, s’agite, s’anime sans cause, s’exprime par les gestes autant que par les paroles,mime tout ce qu’il dit, se montre toujours aimable par intérêt, gracieux par ruse autant que par nature, et il répond par des gentillesses aux compliments désagréables. Mais, dans le Sicilien, on trouve déjà beaucoup de l’Arabe. Il en a la gravité d’allure, bien qu’il tienne de l’Italien une grande vivacité d’esprit. Son orgueil natal, son amour des titres, la nature de sa fierté et la physionomie même de son visage le rapprochent aussi davantage de l’Espagnol que de l’Italien. Mais, ce qui donne sans cesse, dès qu’on pose le pied en Sicile, l’impression profonde de l’Orient, c’est le timbre de voix, l’intonation nasale des crieurs des rues. On la retrouve partout, la note aiguë de l’Arabe, cette note qui semble descendre du front dans la gorge, tandis que, dans le Nord, elle monte de la poitrine à la bouche. Et la chanson traînante, monotone et douce, entendue en passant par la porte ouverte d’une maison, est bien la même, par le rythme  et l’accent, que celle chantée par le cavalier vêtu de blanc qui guide les voyageurs à travers les grands espaces nus du désert..."


Dans le Gers
(à s'arrêter partout, c'est sûr qu'on n'avance pas)

15 septembre 2011

Slip en mouvement

(si j'ai bien traduit)

On reste confondu devant la mauvaise foi des autorités américaines d'autant que l’intéressé (les parties sont d'accord là-dessus) est sorti nu de la douche. Il ne pouvait donc pas être revêtu d'un slip et impulser un quelconque mouvement qui dépasse la ligne à ce dernier.


Un document de la police new-yorkaise
(que je me suis procuré par l'intermédiaire de Wikikileaks)

La beauté
N.D.
Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.
D.S.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ;
J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. 
D.S.
Les poètes devant mes grandes attitudes,
Qu’on dirait que j’emprunte aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études ;
N.D.
Car j’ai pour fasciner ces dociles amants
De purs miroirs qui font les étoiles plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

Charles Baudelaire - Les Fleurs du mâle


F11.1 HERMES  (la vache! il en a même percé son froc.)

Museum Collection: Museo Archeologico Nazionale di Napoli, Naples, Italy
Catalogue Number: TBA
Type: Fresco, Imperial Roman
Context: Pompeii
Date: --
Period: Imperial Roman

SUMMARY

Hermes (Mercury) is portrayed as a bearded god with enlarged phallus, winged sandals and caduceus wand.
RECUEILLEMENT

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
             Charles Baudelaire

D. a-t'il été habité par Satan ? 

13 septembre 2011

Ouverture de la chasse

 le 11 septembre dans les Landes


J'ai attrapé deux belles poulardes mais je les trouve  bien faisandées.

11 septembre 2011

Good morning Japan

Six mois déjà, comme le temps passe vite !
Tout est réglé, la preuve, on n'en parle plus.



 C'est fort de saké tout de même de construire des centrales nucléaires sur des zones à risques sismiques majeurs. Et l'honorable Monsieur Tepco qui ne s'est même pas fait hara-kiri. Il est foutu de se retirer avec une retraite chapeau. 

  Une belle histoire de roulette russe : 
Gnaou !! Gnaou !!! Boum!

21 août 2011

Sicile m'était contée,

 je me laisserais tenter


Carte de la Sicile par Piri Reis

Piri Ibn Haji Mehmed dit Piri Reis 
grand amiral (reis en turc) de la flotte ottomane au XVIe siècle


Filippo Geraci, Carta nautica del Mediterraneo.
Manoscritto in pergamena datato 1707.

La carte nautique de Filippo Geraci, officier de navigation de l’escadre navale de Sicile, est tracée avec la méthode de la rose des vents.

Ah, ça va me changer, un petit tour au pays de Berlue.
Ciao !
Serviteur !

19 août 2011

Cocorrida

La Corrida suscite les passions


Dubout - Torero en rouge 1958 - peinture

Il y a quelques dizaines d'années, personne ne se souciait des corridas, cinq fois moins nombreuses qu'aujourd'hui. Les indigènes s'y rendaient sans faire caguer personne. De nos jours, consommation cul-turelle aidant, devenues un produit, l'on s'étonne que, comme au loto, personne n'ait pensé à en faire deux tirages par jour. Les zozos branchouilles affluent de partout, employés du dimanche, classes moyennes, chaubise, popo(caca)litiques, petit commerce et grande distribution, professions très libérales... le tout  se prenant pour gitans de Badajoz ou de Sanlúcar de Barrameda en parcourant , le torse fier, périnée contracté, compagne au bras, figue émue et pantelante, les quatre cents mètres qui séparent le Splendid de leur place payée à prix d'or aux arènes.


Burro catala donant pel cul al toro espanyol
(faut-il traduire? j'ai aussi l'image en format gif avec le mouvement mais c'est lassant, c'est pas assez varié)

La corrida a viré politique et identitaire : Elle est désormais interdite en Catalogne et le Pays Basque a de fortes chances d'arriver au même résultat, avec sous-tendu une forte volonté de se démarquer du pouvoir central de Madrid.
[En parlant d'âne, Bébé Lantitorine, avait fait castrer,(elle n'avait pas osé le faire elle-même d'un coup de dent rageur)  l'âne que son voisin lui avait confié lors de son départ en vacances. Quel plus grand crime peut être perpétré contre l'humanité des ânes que d'enlever à Equus Asinus l'appareil qui fait toute sa fierté et lui permet une sexualité ardente et épanouie.] 


Taureau, queue coupée
(Soleil, cou coupé . Guillaume Appolinaire)

Attentat taurin -  Il y a quelques années, de lâches individus (non, non, c'est pas moi, je ne suis pas bricoleur pour un sou et n'ai jamais voulu la mort du petit toro) avaient amputé de sa queue le taureau qui trône à l'entrée principale du Parc des Arènes de Dax.
A l'entrée secondaire, on a repoussé Fédérale, vache landaise de renom. C'est ainsi, nous sommes en Gascogne, on a jeté aux orties, au contraire de la Catalogne et du Pays Basque,  langue et fondations, bradé le pays à l'immobilier et au tourisme héliotropique (triste, quand c'est trop...) et avons acheté, morts à crédit, en seconde main, une identité d’opérette en passant par le Châtelet et Luis Mariano, au voisin espagnol. J'ai été moi aussi figurant en rouge et blanc comme à Pampelune,  à Dax et à Bayonne mais l'uniforme commence à me peser et je finis par avoir envie de me rendre aux fêtes, le cheveu bien coiffé d'une jolie raie nette tracée au peigne de corne, en costume gris souris trois pièces, pour montrer aux arsouilles (my lord!) que l'on peut boire avec tenue.


Pablo Picasso - Tête de taureau

Bon, après la pose de ces quelques banderilles, j'ai vu une fois Paquirri à Dax sous le soleil exactement et ça m'a laissé tout chose et puis j'ai visité aussi le musée de la tauromachie aux arènes de Ronda, largement consacré à Manolete et ça m'a beaucoup parlé. 


Dubout - Toréador en cape d'apparat

Adieu bientôt au pain pain, au fromage qui coule, aux vins d’appellation, aux élevages en liberté, aux légumes poussant au sol, à la chasse (je m'en fous, je suis pas chasseur), à  la Corrida puis peut-être aussi aux courses de vaches (c'est méchant de les faire courir pour rien)...

Je nous vois bien, un jour pas si lointain, souriez, vous êtes filmés, en forte surcharge pondérale, l'oeil chassieux, dévorant de larges tranches de pain de mie sous vide à la Vache qui Rit arrosées de Fanta citron, roses comme des culs de cochon, la libido muselée par quelque bromure en pastilles, le coeur en portefeuille rivé aux cours de la Bouse, l'intellect nourri par Fessebouc et les Journuls télévisés, cocus mais contents.

Vierge de Buglose, Nuestra Señora del  Rocío, priez pour nous.

11 août 2011

Al-bâdinjân, l'aubergine

Le nom provient du catalan albergínia, lui-même issu de l'arabe al-bâdinjân, emprunté au persan bâdengân ( بادنجان ) selon Wikipedia

Du catalan alberginia, de l’arabe andalou baḏinǧána, celui-ci de l’arabe bāḏinǧānah, originaire du persan بادنجان, bātingān, probablement du sanskrit vatin gana  pour Wiktionnaire


Albergine, ambergine, beringène, bréhéme, bringèle, marignan, mayenne, melanzane, melongène, mérangène, méringeane, verinjeane, viadase (pas pour cette sorte), bringelle, brème...
Aubergine, beringela, berinjela, melanzana, melongene, berehein, berenjena, bulansye, mbilingani... 

Pour Caviar, Papeton, Moussaka, Mtabba, Escalivada, Pakoras, Karniyarik, Baba ganousch... 
Miam !

08 août 2011

JIM

et Jules                                                   Jazz in Marciac        

 Le tourbillon de la vie
                  
Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla.

Cyrus Bassiak (Serge Rezvani)


Sirène de Marciac
[Concert gratuit le premier mercredi de chaque mois à midi]



L'Hôtel de ville de Marciac


Expo de Bruno Loire



Wynton Marsalis à l'oeil de boeuf
(trompette de la renommée)

05 août 2011

The sky is crying

The sky is crying d'Elmore James
Le ciel pleure
Festival international de Jazz de Saint-Sébastien




Sonny Boy Williamson (II), harmoniciste, chanteur et compositeur de blues n'était pas au programme du Festival car il est mort en 1965. (je l'invite ici pour sa chanson de pluie et de larmes)


Arrivés à bon port


Les parapluies de Saint-Sébastien


Flou de pluie


EXCMO.SR.
D.PLACIDO ALLENDE
(rencontré à la gare de Saint-Sébastien.
placide, il faut l'être oui.)


Retour :  Vue du Topo (barres à découper de dés à  jouer, face 5)

[et le Jazz, dans tout ça ? pas la moindre note de musique, pas de Musicalarue à San Sebastian et des concerts commençant à 17 heures. Nous sommes rentrés avant, na!)