16 avril 2011

Les Beaux de Provence


La vague bleu marine


Un p'tit gars de la Marine


Amplification de la vague bleu marine

Il n'y a pas si longtemps, le Midi était rouge,
Aujourd'hui, il est bleu;
Moi, je suis vert.

Boh !  faut pas se laisser abattre, allez, hop ! mettez-moi un petit jaune.
Pour voir la vie en rose.
(c'est Broadway !)

14 avril 2011

Au bistrot d'À Côté...

...de l'Atelier, de Jean-Luc Rabanel, deux étoiles à Arles
 [le deux étoiles, (bio) ce sera pour la prochaine fois]


Foie gras confit au piment d'Espelette (saudade)
Filet de bonite, risotto, lait de coco (yes)
Assiette de fromage affinés (fromage et dessert)
Duo de chocolat noir et blanc en mousse (ivory and ebony)

simple mais grand (pour 37 euros, sans le chef aux manettes)

Bu là-dessus
un délicieux Les Baux de Provence Mas de Gourgonnier 2008
cuvée sans soufre

Jean-Luc Rabanel fait des étincelles

En cuisine, j'ai connu cinq Grands : Didier Oudill à Grenade sur Adour (à l'époque),  Michel Bras à Laguiole, Olivier Roellinger à Cancale, Yves Gravelier à Bordeaux, Jean-Luc Rabanel à Arles et deux Grandes : Nina, à Dax, ma cuisinière particulière et Anna, à Orthez, sa mère (ma belle-mère en fait). 

11 avril 2011

Les Alyscamps

1 ROMANCES SANS MUSIQUE

en Arles.
a) dans Arle, où sont les aliscams,
quand l' ombre est rouge, sous les roses,
et clair le temps,
prends garde à la douceur des choses,
lorsque tu sens battre sans cause
ton coeur trop lourd ;
et que se taisent les colombes :
parle tout bas, si c' est d' amour,
au bord des tombes.
...
Les contrerimes - Paul-Jean Toulet


Les Alyscamps - Arles - Arle - Vincent Van Gogh - 1888


Les Alyscamps : 2000 ans d'histoire fermés entre midi et deux.
Arrivés à 11 heures cinquante - n'avons pas pu attendre -
et moi et moi, avec ma pauvre photo prise entre deux barreaux de la grille d'entrée

[Les Alyscamps, nécropole à Arles, du latin Elysii campi, Champs Élysées
ou du Provençal ? Alis, Aliso : Alisier et camps : champs ; ce qui donnerait :
Les Champs d'Alisiers  (j'aime bien) ]

 

Les Alyscamps - Arles - Arle - Paul Gauguin- 1888

En Arles où sont les Alyscamps ?
Où sont-ils donc ?
Toujous pas dans les confis'ries
J'en aurais pris quelques kilos
Et cent grammes pour ma sœur
Mais l'confiseur
Ce petit sot
M'a envoyé dans un cim'tière
Aboli
C'est du joli
Et c'qui ya d'plus bête
C'est qu'mon beau-frère qui est un poète
A parle de les mettre en vers
Des Alyscamps verts, à quoi ça sert ?
Qu'en pensez-vous ?

Le monde est fou
Le monde est fou
Le monde est fou, fou, fou. 

Boby Lapointe - Le beau voyage (c'est vrai, ça ) 

08 avril 2011

Il croit en l'éternel féminin

moi aussi, bien que je n'aie jamais trop compris ce que cela voulait dire.


Je crois en l'éternel féminin - Arles

Éternel féminin, les derniers mots de Goethe, dans le second Faust, pour désigner l'attrait qui guide le désir de l'homme vers une transcendance. Le féminin représente alors le désir sublimé.
Marguerite s'entend dire:
Viens, prends ton vol vers les hautes sphères. S'il te devine, il te suivra.
Et le chœur mystique proclame :
L'Éternel Féminin nous attire vers en ­Haut.

[Ça m'avance pas des masses.]

Le 22 avril
J'aurais dû dire : Elle croit en l'éternel féminin car Lulu, ma fille préférée, me dit qu'il s'agit d'une oeuvre de Miss.Tic .Blogger Monsieuye Am Lepiq m'avait  pourtant mis la tique à l'oreille . J'ai été voir sur Gougueul, c'est trop bien.

06 avril 2011

Gargouilles, fontaines, mascarons,

pastilles à la menthe, violettes de Toulouse, cachous Lajaunie...


Gargouille et son pigeon


Soleil


Moustachu toulousaing


Mascaron de Toulouse



Lion de porte


Frise au crane de boeuf


Surfeur sur Garonne


Fontaine ailée


Nain jaune


Repère de nivellement par le haut
Le Capitole, à 143,50 m au dessus de la mer

"Á Toulouse souffle l'esprit"
Coco de Sainte-Cluque - Toulouse 1850 - Colomiers 1856

Qu'il est loin, mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes...
Ô mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse ...

Claude Nougaro (c'est bien le moins) 

03 avril 2011

Analyse d'urine

« Mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outremer et de rose et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement jusqu’au pied,-encore souillé pourtant du sol de leur plant,-par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum. »

A la recherche du temps perdu - Marcel Proust
Texte via  Journal d'un épicurien


Asperge, Asparagus officinalis
1885, Gera, Germany

[ Tout ça pour dire que quand on pisse après avoir mangé des asperges, ça sent bizarre, même que la première fois que j'y ai fait attention, j'ai cru que j'avais chopé une saloperie.]  

L'asperge des sables des Landes est .

01 avril 2011

Caravan

Dans le plus grand des secrets, (on connaît la douloureuse épreuve que traverse Carlos Ghost) une équipe de chercheurs de l'École supérieure des Beaux-Arts de Toulouse se prépare à lancer sur le marché, en partenariat avec plusieurs entreprises, dont Airbus Industrie, un concept révolutionnaire nommé Caravane.

Tractée par une automobile, la caravane qui intégrerait un lit, un salon, un coin cuisine et même des vécés, permettrait aux vacanciers d'emporter avec eux, un peu de leur chez-soi.


La Caravane sur sa rampe de lancement, à l'abri des regards indiscrets,
 dans l'enceinte des Beaux-Arts de Toulouse.

Night and stars above that shine so bright
The myst'ry of their fading light
That shines upon our caravan

Caravan de Duke Ellington, Juan Tizol, et Irving Mills pour les paroles.

[ Tout juste après l'enregistrement, Juan Tizol vendit immédiatement les droits liés au thème à Irving Mills pour la somme de 25$, n'anticipant pas le succès à venir (des milliers de reprises de ce qui allait devenir un standard). Ce dernier lui rendit les droits dès que le thème devint un succès. (c'était une autre époque)]

29 mars 2011

Corne d'Aurochs

En le regardant avec un oeil de poète
On aurait pu croire à son frontal de prophète
Qu'il avait les grand's eaux de Versailles dans la tête



Luis Buñuel - La ilusión viaja en tranvía - On a volé un tram
 Mexique - 1954

J'ai eu la chance de passer mon enfance au Moyen Âge, cette époque douloureuse et exquise, comme l'écrivit Huysmans.
Douloureuse dans sa vie matérielle. Exquise dans sa vie spirituelle. Juste le contraire d'aujourd'hui.
Luis Buñuel

( Quelques mots qui en disent long...
Si je n'étais pas iconophobe, je le vénérerais, Luis Buñuel )

Buñuel le Mexicain, à la Cinémathèque de Toulouse 

28 mars 2011

Photographie


Photographie

Une installation d'Emmanuel Benoit
( coordonnées aimablement fournies par lucm.reze )

Rue Mage , anciennement rue des Affachadors à Toulouse - Tolosa

19 mars 2011

Fleur bleue


La grande pervenche

La grande et la petite Pervenche, Vinca major et Vinca minor, des amies de toujours.
[ Vinca major et Vinca minor sont dans un bateau, Vinca major tombe à l'eau.
Qui reste-t'il ? Pince-moi. ]


et aussi la Véronique

 [ Véronique, celle qui rit quand on la sollicite. Je préfère cette version à celle-ci : Véronique, deux qui la tiennent, un qui l'embête. ]

et encore la bourrache, le myosotis, la chicorée...

13 mars 2011

L'apprenti sorcier

« Envoyé de l’enfer, veux-tu donc noyer toute la maison ? Ne vois-tu pas que l’eau se répand partout à grands flots ? » Un imbécile de balai qui ne comprend rien ! « Mais, bâton que tu es, demeure donc en repos !
« Tu ne veux pas t’arrêter, à la fin !… Je vais, pour t’apprendre, saisir une hache, et te fendre en deux ! »
Voyez-vous qu’il y revient encore ! « Comme je vais me jeter sur toi, et te faire tenir tranquille !… » Oh ! oh ! ce vieux bâton se fend en craquant !… C’est vraiment bien fait : le voici en deux, et, maintenant, je puis espérer qu’il me laissera tranquille.
Mon Dieu ! mon Dieu ! les deux morceaux se transforment en valets droits et agiles !… Au secours, puissance divine !
Comme ils courent ! Salle, escaliers, tout est submergé ! Quelle inondation !… Ô mon seigneur et maître, venez donc à mon aide !… Ah ! le voilà qui vient ! « Maître, sauvez-moi du danger : j’ai osé évoquer vos esprits, et je ne puis plus les retenir.
— Balai ! balai ! à ton coin ! et vous, esprits, n’obéissez désormais qu’au maître habile, qui vous fait servir à ses vastes desseins. »

Johann Wolfgang von Goethe
Faust et le Second Faust suivi d’un choix de Poésies allemandes
Traduction Gérard de Nerval.
Garnier frères, 1877 (pp. 327-328).
 
E=mc2 , c'est vrai, tout est relatif.

Je mets un disque de Count Basie
Il ne m'en faut pas davantage
Pour m'enlever tous mes soucis
Juste un p'tit disque de Count Basie
 
Henri Salvador sur l'air de Lil' darlin'
 
Ça chauffe à Fukushima