25 octobre 2012

Que sais-je ?


QVE SCAY-IE  ? QUE SAIS-JE ?

[La seule inscription en françois parmi les maximes et adages qui ornent les poutres de la bibliothèque de Montaigne.]


Michel de Montaigne

(Me regarde pas comme ça, j'en sais rien moi !)

Que sais-je ? PUF !

22 octobre 2012

Des nèfles !

Qui, de nos jours connait personnellement un néflier ?
(un vrai hein, pas du Japon!)


La fleur du néflier


Mispel, Mespilus germanica

Jacob Sturm, Johann Georg Sturm
Deutschlands Flora in Abbildungen 1796.
Source :  www.biolib.de


Nèfle

Je connaissais un néflier à Abesse, Saint Paul lès Dax, qui avait donné la nèfle ci-dessus mais le malheureux a sombré corps et biens. Je ne l'ai jamais retrouvé. J'en fréquentais un autre à Saint Lon les Mines à qui je n'ai pas rendu visite depuis longtemps, j'espère qu'il n'a pas lui aussi disparu sous un rond-point ou un lotissement.


A noter, la nèfle,  fruit complexe est un piridion .

Adriaen Coorte - Nèfles au bord d'une table et papillon
Collection particulière-Hollande
via Ce Glob est Plat

15 octobre 2012

Gloire au plus haut des cieux


Gloire

La gloire se matérialise par une ou plusieurs séries d'anneaux colorés autour de l’ombre portée d’un objet (ici la montagne) sur un nuage, du brouillard, ou plus rarement de la rosée. La diffraction est à l'origine des anneaux colorés (anneau extérieur rouge). Le retour des rayons vers l'observateur étant produit par réflexion sur les gouttes d'eau.

[Je n'ai vu qu'une seule gloire (enfin, je crois) dans ma vie, il y a très longtemps à Montfort en Chalosse, chez ma grand-mère mais je ne savais que c'était une gloire et ça m'a  longtemps tracassé.]


[Beh, j'en connais pas des masses des hominibus ( des femmes un peu plus, peut-être)  de bonae voluntatis.]

11 octobre 2012

Septembre, le mois le plus tendre

Bientôt
Au mois le plus tendre
Le mois de septembre...
C. Nougaro
Les Très Riches Heures du duc de Berry
 Septembre - Musée Condé - Chantilly.
1. Vendanges

Foulage en septembre
Bibliothèque  numérique de Toulouse
2. Foulage

Dionysios et Satyros rentrant de bringue
Musée d'Antakya, Antakya, (Antioche) Turquie
3.Castagne
(pourtant le bourret ne fait pas de mal !)

[mais nous ne sommes plus en septembre ! Peu me chaut.]

08 octobre 2012

Google contre Ohl

Faits-divers
Mont de Marsan

Un employé indélicat a été surpris hier alors qu'il remettait hier les clefs de l'annexe des Archives départementales des Landes dédiée au plus prolifique écrivain landais, Michel Ohl, à un envoyé de Google chargé de numériser en douce l'œuvre du susdit. Il s'avère que l'employé pris la main dans le sac, surendetté, était addict au bandit-manchot et autres jeux de la Française des Gueux et n'avait pu résister à l'offre alléchante de Google. Il a été immédiatement mis à pied pour la matinée.
L'occasion nous est donnée  de rappeler ci-dessous quelques titres fameux tirés de l'immense bibliographie du Landais.

Sud-Ouest du 07/10/2012



Anthologie de l'humour mauve
Araignées en pleurs, proses chagrines
Capes à Pessac, émouvante farce
Cent deux navets, catalogue alphabétique
Céphalo-Bill, roman d'aventures métaphysiques
Comptes du corps sans âme, amusoires survoltairiennes
Contes papyracées (pour apprendre à lire aux petites vierges)
Crottes asilaires, merdopée
Dix aveugles sourds piétinent un enfant, récits picaresques
Esperalda et la Tue-barde, drame saphique
Histoires du ru Amour, six bylines
Indéfinitions des Pins, gasconneries
Journée d'une Alêne, idiotie littéraire
L'abbesse au vage de Sibérie, roman noir de l'insensualité
Labour sous la vie, contes pour mamans mort-nées
La chasse à l'oie, souvenirs de jeunesse isnelle
Lady Petit-nègre, essais sur les nouveaux morts
La mer dans Poe, wessai






La rentrée des fous, galdralags à l'islandaise
La sottise et la Laine, histoire secrète de Saburette d'Exophilie
La villa du Suicide, soûliloques
Le pape et la grenouille, précis d'apantomancie
Le Ping-pong, l'Alcool et la Mort, vaudeville mêlé de couplets
Les mots filent, hémopoèmes
Les Soirées de mes dents, manifeston de Susurréalisme
Le suicide d'une Armoire à Glace, ripopée burlesque en six Tessons daiguisés
L'été terni, roman Ienisseï à la Grébenstchikov
Le vaunéant et la fairienne, fabulettes saugrenues
L'homme qui écrivait, autoportrait au vain jeu de lèvres
Livre, ouvre-toi, roman à clefs en seize viols
Pas de pavots pour Mister Ohl, ripopée polaroïde
Rires d'un kilomètre, guidon de geloscopie...





En vente chez le libraire

04 octobre 2012

Larmes de crocodile

♫ Mi cocodrilo verde
En tu palmar se pierde
La clásica leyenda
De Yemanyá y Changó...

[de José Dolores Quiñones chanté par Caetano Veloso, celui de Cucurrucucú Paloma dans  Parle avec elle de  Pedro Almodóvar]


Crocodile (vers 1450) Bestiaire latin

"Le crocodile est un serpent d'eau que la plupart des gens appellent cocatrix. Sa nature est la suivante : lorsqu'il rencontre un homme , il le dévore, et une fois qu'il l'a dévoré, il le pleure jusqu'à la fin de ses jours." (il a bon coeur, en fait)

Richard de Fournival 1201-1260

[en passant par  Bestiaires du Moyen-âge,  de Michel Pastoureau, au Seuil]

01 octobre 2012

Le cinématographe

de plein air


The Clown and His Donkey (Charles Urban, 1910) tinted 

Quand j'étais petit, je n'étais pas grand, j'avais des culottes et j'y faisais dedans. J'allais aussi, une (ou deux?) fois  l'an, sur la place du Gond, au cinéma de plein air et par soirs de beau temps (sinon, c'était râpé) , pour un ou deux francs (je vous parle d'un temps où le franc était ancien, ce serait maintenant un centime de cent, devenu donc centime avec le nouveau franc; à titre d'exemple avec un franc, on pouvait s'acheter un bonbon cachou (ne pas chercher à comprendre, je m'y perds moi-même) si l'on n'avait pas pu resquiller ( j'ai encore mal au cœur, des dizaines d'années après, de l'avoir fait ou tenté de le faire), une estrade, un drap tendu entre deux piquets, un appareil de projection sur la camionnette et vogue la galère, E la nave va...

Le cinéma était tenu par un couple de romanichels (romanichel, bien c'est joli quand on est petit). J'ai dû connaitre leur nom mais je ne m'en souviens plus, pourtant je me rappelle bien le nom de Benoit, le stand de tir à flèches, sur cette même place du Gond, pour les Fêtes, où l'on vous projetait un nougat quand on avait touché la cible (j'aimais bien viser Pat Hibulaire), mais là, rien à faire.
Monsieur était projectionniste et vannier de son état, Madame était ouvreuse de plein air et cartomancienne (est-ce que je ne confonds pas avec Madame Irma, (Irma vraiment?) qui elle-aussi avait une roulotte , près des arènes, vers la Pedouille? ). Monsieur était petit, sec et nerveux. Madame était plus grande, forte et mamelue. (avaient-ils la moustache?)
On les connaissait; ils habitaient une jolie roulotte comme dans les livres à l'ancienne près du chemin des maraîchers (à cinq cents mètres à vol d'oiseau de la Cathédrale) et ne manquaient pas de nous donner un gentil bonjour quand on passait devant chez eux. (chaque fois qu'on allait "en ville" en passant par "les jardins")

Je ne me souviens plus trop des films qui passaient : Laurel et Hardy,  Charlie Chaplin, Fernandel ? Moi, c'était Laurel et Hardy qui me bottaient. Je trouvais que Charlot manquait de naturel. Par contre, j'ai un souvenir très vivace de la bande d'actualités (Pathé) qui nous était présentée avant le film, toujours la même chaque année. 
C'est ainsi que pendant plusieurs années consécutives, à la même époque, j'avais la douleur d'apprendre la mort de Colette (3 août 1954). (On est bien peu de chose)


Dubout
Ils donnaient un peu ça (pour la moustache de Monsieur, je ne suis plus sûr.)

27 septembre 2012

Bon à tirer


Bon à tirer
 revoir marge
Paul Valéry 

Gravure réalisée pour Mélange de prose et de poésie, ouvrage accompagné de gravures sur cuivre du poète.

Terme d'imprimerie. Bon à tirer, mot qu'on écrit sur la dernière épreuve pour indiquer qu'une feuille peut être tirée ; et, substantivement, un bon à tirer, des bons à tirer.

[Cette expression n'est pas usitée au féminin.]

23 septembre 2012

L'esprit du vent

Sois beau et tais-toi !


Ca vous arrive d'en avoir marre qu'on vous parle de vin, non ? Nous aussi, parfois. Bien sûr, c'est souvent passionnant, c'est souvent amusant, mais il n'y a pas que ça dans la vie ! En fait, ce qui est le plus lassant, c'est quand on commence à chercher midi à quatorze heures dans son verre : "Trop ci, trop ça, pas assez de ça..."Vous voyez ce que je veux dire ?
En hautes Corbières, le millèsime 2011, avec ses jus plus souples, plus frais, était l'occasion idéale d'élaborer un vin qui soit un peu à l'opposé de ces bouteilles avec lesquelles on se "prend la tête" jusqu'à embêter les mouches...
L'occasion idéale de vinifier simple, d'aller à l'essentiel.
Cette première cuvée de L'ESPRIT DU VENT 2011 est l'expression de cette envie et de cette opportunité. Un vin direct, juteux, dense mais liquide, gourmand mais sans lourdeur. Bref, un vin-plaisir auquel nous avons juste demandé : "sois beau (bon aussi) et tais-toi !"

par Castelmaure

En phase avec cet esprit du vin, nous soussignés, sains de corps et d'esprit, agissant en toute liberté, avons donc acheté 3 bouteilles de "Sois beau et tais-toi" et 3  de "Cochon !" (nous en aurions pris plus mais nous manquions de place). 


Fronton de la cave d' Embres-et-Castelmaure

"Insoumis, insolents, indépendants, les vignerons du petit village d'Embres & Castelmaure, en Corbières, vous en font boire de toutes les couleurs…"


Et puis, lestés de ces dives bouteilles, nous sommes retournés, plein d'usage et raison, vivre à case (à la maison) le reste des vacances.

20 septembre 2012

Tranches de vie

Macramé sur Tibule

Enychéron 

Gin Bardamu

Poulpines

Mittelus

Voragine

Tubère

Gynécée sur Volette

 du Larzac à la Grande Chartreuse

[Petit imprécis de Flore et de Faune]