17 août 2009

La mort de Vatel

Le vendredi (saint) 24 avril 1671, François Vatel, "contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince" au Château de Chantilly, (il n'était pas dentiste, bouche = bouffe, cf Les frais de bouche de Jacques C.) déjà perturbé parce que des invités ont manqué de rôti la veille, se donne la mort avec son épée car sa commande de poissons, coquillages et crustacés (sur la plage abandonnée) n'arrive pas, pour le deuxième jour de la fête que donne le prince de Condé en l'honneur de Louis XIV, afin de rentrer en grâce auprès de lui.

[nos restaurateurs , chefs et marmitons actuels pourraient prendre de la graine auprès de Vatel mais il est vrai que s'ils se faisaient hara-kiri chaque fois qu'ils faillissent à leur métier: fraîcheur, produits, véritable cuisine, service, prix, il y aurait beaucoup de monde sur le carreau.]


Frans Snyders 1579 - 1657 Fischmarkt
Kunsthistorisches Museum Gemäldegalerie - Wien

Extrait d'une lettre à sa fille de la Marquise de Sévigné (Marie de Rabutin-Chantal, 1626-1696)

À Paris, ce dimanche 26e avril

Il est dimanche 26 avril; cette lettre ne partira que mercredi; mais ceci n'est pas une lettre, c'est une relation que vient de me faire Moreuil, à votre intention, de ce qui s'est passé à Chantilly touchant Vatel. Je vous écrivis vendredi qu'il s'était poignardé: voici l'affaire en détail.

Le Roi arriva jeudi au soir; la chasse, les lanternes, le clair de la lune, la promenade, la collation dans un lieu tapissé de jonquilles, tout cela fut à souhait. On soupa; il y eut quelques tables où le rôti manqua, à cause de plusieurs dîners où l'on ne s'était point attendu. Cela saisit Vatel; il dit plusieurs fois: « Je suis perdu d'honneur; voici un affront que je ne supporterai pas. » Il dit à Gourville: « La tête me tourne, il y a douze nuits que je n'ai dormi; aidez-moi à donner des ordres. » Gourville le soulagea en ce qu'il put. Ce rôti qui avait manqué, non pas à la table du Roi, mais aux vingt-cinquièmes, lui revenait toujours à la tête. Monsieur le Prince* alla jusque dans sa chambre, et lui dit: « Vatel, tout va bien, rien n'était si beau que le souper du Roi. » Il lui dit: « Monseigneur, votre bonté m'achève; je sais que le rôti a manqué à deux tables. -- Point du tout, dit Monsieur le Prince, ne vous fâchez point, tout va bien. » La nuit vient: le feu d'artifice ne réussit pas, il fut couvert d'un nuage; il coûtait seize mille francs. À quatre heures du matin, Vatel s'en va partout, il trouve tout endormi; il rencontre un petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges de marée; il lui demande: « Est-ce là tout? » Il lui dit: « Oui, Monsieur. » Il ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports de mer. Il attend quelque temps; les autres pourvoyeurs ne viennent point; sa tête s'échauffait, il croit qu'il n'aura point d'autre marée; il trouve Gourville, et lui dit : « Monsieur, je ne survivrai pas à cet affront-ci; j'ai de l'honneur et de la réputation à perdre. » Gourville se moqua de lui. Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers coeur; mais ce ne fut qu'au troisième coup, car il s'en donna deux qui n'étaient pas mortels: il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés; on cherche Vatel pour la distribuer; on va à sa chambre; on heurte, on enfonce la porte; on le trouve noyé dans son sang; on court à Monsieur le Prince, qui fut au désespoir. Monsieur le Duc** pleura; c'était sur Vatel que roulait tout son voyage de Bourgogne. Monsieur le Prince le dit au Roi fort tristement: on dit que c'était à force d'avoir de l'honneur en sa manière; on le loua fort, on loua et blâma son courage. Le Roi dit qu'il y avait cinq ans qu'il retardait de venir à Chantilly, parce qu'il comprenait l'excès de cet embarras. Il dit à Monsieur le Prince qu'il ne devait avoir que deux tables et ne se point charger du reste. Il jura qu'il ne souffrirait plus que Monsieur le Prince en usât ainsi; mais c'était trop tard pour le pauvre Vatel. Cependant Gourville tâche de réparer la perte de Vatel; elle le fut: on dîna très bien, on fit collation, on soupa, on se promena, on joua, on fut à la chasse; tout était parfumé de jonquilles, tout était enchanté. . .

* Le Prince de Condé, parent du Roi, prince de sang (chez le tout-venant, il coule dans les veines du jus de moule) de la maison Bourbon-Condé
** Le Duc d'Enghien, fils du Prince de Condé


Vue du château de Chantilly et des parterres pris du Vertugadin
Ecole Française, Musée Condé
(Le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle)
Visité Chantilly

Bien sûr que l'on est frappé par une certaine beauté munificente (munus: monnaie, artiche, blé, pèze, thune...) et qu'on ne peut s'empêcher d'admirer mais je préfère les jardins à l'anglaise aux jardins à la française (exit Le Notre), et tel José Maria de Hérédia Salud y Pesetas, la grotte de la Dame de Brassempouy me parle plus que les épaisses murailles grises, les perrons majestueux, les hauteurs de plafond, et que le château, même qu'on me le donnerait, je n'en voudrais pas, c'est trop de frais.
Et puis je les vois d'ici ces trous du cul de droit divin emperruqué(e)s, empoudré(e)s, avec leurs cyclistes en soie à gonades apparentes et les dames tourtes réelles hennissant aux bons mots de leurs étalons aiguilles, en train de se baffrer sous les dorures, tandis que les campagnes font ceinture et je vois les esclaves, les domestiques, la piétaille, les ouvriers blessés, morts dans les travaux, la faim, la douleur, la maladie, le sang, la sueur, l'humiliation...et ça fait que ça me coince.

Pourtant longtemps lecteur assidu de Paris-Turf, même le réputé hippodrome de Chantilly jouxtant le château ne me convient pas. Il s'y court le Prix de Diane et le Prix du Jockey-Club et des dames hautaines et tonton, droites comme si on leur avait fiché un tuteur de pied de tomates dans l'anus étoilé font ces jours-là des concours de chapeaux moches. De plus, je ne fais pas affaire avec les pur-sangs qui font souvent leur tioun-tioun, à qui il faut des couvertures pour ne pas qu'ils refroidissent, sursautent quand on veut leur parler. Ce qu'il me faut, ce sont les sang-mêlés, les trotteurs, rudes et costauds, Vincennes et le Prix d'Amérique ou les hippodromes du Sud-Ouest.

Le Roi est mort?
Vive Bellino II !
Vive la République !

13 août 2009

Que grand tu as

[été voir (de l'extérieur) la maison natale du Général de Gaulle
au 8, rue Princesse à Lille ]
"Jamais le général de Gaulle ne fit supporter par le budget de la présidence ces petites dépenses dont d'autres ne se font pas scrupule, par exemple le coût de ses uniformes et costumes."

"Il avait toujours son chéquier à portée de main, même pendant ses voyages officiels, pour pouvoir payer directement ses dépenses personnelles", raconte Claude Dulong dans La Vie quotidienne à l'Elysée au temps de Charles de Gaulle (Hachette).

Selon René Dosière, député de l'Aisne apparenté socialiste et auteur de "L'argent caché de l'Elysée", le général de Gaulle est le dernier à avoir sorti son carnet de chèque pour régler ses factures et "payer le goûter de ses petits-enfants à l'Elysée".


Pantagruel - Miró - Weinstein Gallery

"De Gaulle qui, à l'instar de Poincaré, réglait sur ses deniers ses dépenses personnelles"

"Il est bien loin le temps où le général de Gaulle payait jusqu’aux factures d’électricité de ses appartements à l’Elysée et les timbres de ses courriers personnels ! "

"Historiquement parce que l'ombre à la fois immense et scrupuleuse du général de Gaulle pèse toujours sur la tenue de la maison élyséenne."

"On l'imagine mal installer, comme le général De Gaulle, un compteur électrique personnel pour ses appartements privés."

"A l'Elysée, le général de Gaulle payait de sa poche son électricité et ses repas non officiels."

"Où est le temps où le général De Gaulle remboursait ses frais de téléphone personnel?"
"Qu'elle semble loin l'époque du Général, de Gaulle payait toutes ses dépenses personnelles et avait refusé sa retraite de Chef d'Etat."

[glané sur le Net; le souvenir aussi, de ceux d'en face, (mes amis putatifs) en 1981, s'engouffrant dans les limousines du Gouvernement, en frétillant du postérieur]

11 août 2009

Landais et brigand


Berger landais - Étude

Rosa Bonheur 1822 Bordeaux - 1899 Thomery Seine-et-Marne

Tête de brigand
Camille Claudel
1864 Fère-en-Tardenois (Aisne) - 1943 Montdevergues (Vaucluse)

[A voir également quelques belles oeuvres méconnues d'Augustin Périnée dit le Vieux]

08 août 2009

L'canchon dormoire

Le p'tit quinquin (L'canchon dormoire)
[Refrain:]
Dors, Min p'tit quinquin,
Min p'tit pouchin, Min gros rojin
Te m'fras du chagrin
Si te n'dors point ch'qu'à d'main"


Le p'tit quinquin, statue d'Eugène Desplechin, square Foch
(copie du p'tit quinquin, original à l'Hôtel de Ville de Lille)

Ainsi, l'aut' jour eun' pauv' dintellière,
In amiclotant sin p'tit garchon
Qui d'puis tros quarts d'heure, n'faijot qu'braire?
Tâchot d'linformir par eun' canchon
Ell' li dijot : Min Narcisse,
D'main, t'aras du pain n'épice
Du chuc à gogo
Si t'es sache et qu'te fais dodo !
[au Refrain]

Et si te m'laiche faire eun'bonn'semaine
J'irai dégager tin biau sarrau,
Tin pantalon d'drap, tin giliet d'laine...
Comme un p'tit milord te s'ras farau !
J't'acat'rai, l'jour de l'ducasse
Un porichinell' cocasse,
Un turlututu,
Pour jouer l'air du capiau-pointu...
[au Refrain]



Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques
Vir les marionnett's. Comme te riras,
Quand t'intindras dire : "Un doup pou' Jacques !"
Pa' l'porichinell' qui parl' magas
Te li mettras din s'menotte,
Au lieu d' doupe, un rond d'carotte !
It' dira merci !...
Pins' comme nous arons du plaisir !...
[au Refrain]

Et si par hasard sin maite s'fâche,
Ch'est alors Narcisse, que nous rirons !
Sans n'n'avoir invi', j'prindrai m'n air mache
J'li dirai sin nom et ses surnoms,
J'li dirai des faribolles
I m'in répondra des drôles
Infin un chacun
Verra deux pestac' au lieu d'un
[au Refrain]


Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme
J'vas dire eun' prière à P'tit Jésus
Pou' qu'i vienne ichi, pindant tin somme,
T'fair'rêver qu'j'ai les mains plein's d'écus,
Pour qu'i t'apporte eun'coquille,
Avec du chirop qui guile
Tout l'long d'tin minton,
Te poulèqu'ras tros heur's de long !...
[au Refrain]

L'mos qui vient, d'Saint'Nicolas ch'est l'fête
Pour sûr, au soir, i viendra t'trouver
It' f'ra un sermon, et t'laich'ra mette
In d'zous du ballot, un grand painnier.
I l'rimplira, si tes sache,
D'séquois qui t'rindront bénache,
San cha, sin baudet
T'invoira un grand martinet
[au Refrain]

Ni les marionnettes, ni l'pain n'épice
N'ont produit d'effet.
Mais l'martinet
A vit' rappajé l' petit Narcisse,
Qui craignot d'vir arriver l'baudet
Il a dit s'canchon dormoire...
S'mèr' l'a mis dins s'n ochennoire :
A r'pris sin coussin,
Et répété vingt fos che r'frain.
[au Refrain]
C'est Colette Magny qui m'a fait connaître véritablement
Le p'tit quinquin


Berceuses du monde entier :


Berceuses françaises : Toutouic, Le grand Lustukru, Le p'tit quinquin, La petite poule grise, Le pardon de Ploërmel / Colette Magny.
Berceuses yiddisch : Amol iz geven a mayse (Il était une fois une histoire), Vig Lid (Dors mon enfant), Au clair de la lune / Talila.
Berceuses russes : Kazatchia kolybelnaïa (Berceuse cosaque), Khodila mladiochenka po borotchkou (La jeune fille se promenait dans les bois), Kolybelnaïa v bouriou (Berceuse pendant la tempête), Malenkaïa Kolybelnaïa (Petite berceuse), Berceuse de Mozart / Marina Vlady.
Berceuses celtes des îles britanniques : Lul ha lay, Suo Gan Cradle song, Cadulgu lo Sleep untill day, (Dors jusqu'au matin), Ocan ye sew cushions (Ho! Sauriez-vous coudre des coussins ?), Les cloches du monastère / Brenda Wootton.
Berceuses noires : Who dat ? (Qui ?), Put on the skillet (Fais chauffer la poêle), Little boy (Petit garçon), Go to sleep (Dors), Berceuses de Schubert / Naomi Moody.
Berceuses créoles/Haiti : Ti Gason (Petit garçon), Twapa (Trois pas), Berceuse de Brahms / Toto Bissainthe
Le Chant du monde

[Retraversé le Tunnel sous la Manche, mangé pour me venger un Potje velsch à l'estaminet T'Rijsel à Lille et couru, couru au Furet du Nord]

06 août 2009

Templeton On The Green

A la fin du XIXe siècle, en raison de sa proximité avec avec la ville de Glasgow et son Glasgow Green , le Victorian city council, la municipalité d'alors, refuse plusieurs projets de construction d'une usine de tapis au propriétaire des lieux. Afin que son projet ne puisse être une nouvelle fois rejeté, James Templeton propose alors un bâtiment inspiré du Palais des Doges à Venise, qui est accepté.


Templeton On The Green - Glasgow


C'est peut-être cet esprit qui a fait que les entrées de villes en Grande-Bretagne ne sont pas massacrées par des kilomètres carrés de constructions en tous genres, commerciales, hôtelières, artisanales, industrielles, disposées au petit bonheur, de préférence aux couleurs bien criardes et agrémentées de panneaux publicitaires grand format.

04 août 2009

Chez Robinson Crusoé


Alexander Selkirk 1676 - 1721, marin écossais, Largo - Fife

Embarqué sur un bateau pourri, le Cinque Ports, Selkirk refuse de poursuivre la route et exige qu'on le laisse sur l'île Mas-a-Tierra. Il s'en mordra les doigts car il restera seul durant plus de quatre ans. Son histoire inspirera le Robinson Crusoe de Daniel Defoe.
En 1966, l'île chilienne Mas-a-Tierra, en hommage conjoint à Alexandre Selkirk et au roman Robinson Crusoé inspiré par son aventure, a été rebaptisée île Robinson-Crusoé.
[C'est vrai, j'ai regardé sur Google Earth. ]

Malagan, une composition d' Alan Faulds.
A l'arrière le Firth of Forth , Abhainn Dhubh, fleuve noir en gaélique écossais.
Lower Largo - Fife - Scotland

02 août 2009

The bad ass



Get your ass in here daily from 12 noon
Amenez votre cul ici tous les jours à partir de midi

[une invitation de bon aloi à la gastronomie écosssaise]
âne : donkey, ass
cul : arse, ass, bum

01 août 2009

CCTV in operation




Je me sens bien, en sécurité, chez les anglo-saxons et il me tarde que l'on devienne en tous points comme eux,

CCTV camera
pourtant, aux toilettes, je me prends parfois à lever la tête avec une certaine appréhension pour voir si une caméra ne ferait pas par hasard un gros zoom sur mon oiseau de feu. (on a bien encore le droit de rêver)
CCTV : closed-circuit television

31 juillet 2009

An optimistic Scotsman

Parapluie écossais

MG ?

Highlands ou Basses-terres ?

Jeans et kilt écossais
[Je me moque mais je ne devrais pas étant un pourfendeur de l'héliotropisme]

Héliotropisme
Botanique : Attraction vers le soleil d'une plante ou d'une partie de cette plante, afin de favoriser l'apport de lumière à ses parties aériennes.
Géographie : Phénomène d'attirance des populations d'un pays vers une région plus ensoleillée.

30 juillet 2009

Rose Street

Crossing the Channel
Edinburrie en scots

Dùn Èideann en gaélique

Aneda en latin

Édimbourg en français - Edinburgh en anglais

29 juillet 2009

Labyrinthe

(1)LABYRINTHE n. m. XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin labyrinthus, du grec laburinthos.
1. ANTIQ. Édifice construit à des fins magiques ou rituelles, qui était composé d'un grand nombre de chambres et de galeries agencées de manière si complexe que ceux qui s'y engageaient parvenaient difficilement à en trouver l'issue. Le labyrinthe d'Égypte, bâti dans le Fayoum vers 1900 av. J.-C. et que nous a décrit Hérodote, était un immense palais dont la partie souterraine servait de sépulture. Absolt. et, parfois avec une majuscule, désigne le labyrinthe construit à Cnossos par Dédale pour le roi Minos, afin de servir d'antre au Minotaure. Thésée sortit du Labyrinthe en suivant le fil d'Ariane.
2. Par anal. ARCHIT. Dallage formant, sur le pavement de certaines églises, des dessins géométriques et des méandres dont certains fidèles suivaient le parcours à genoux, en mémoire de la montée du Christ au Calvaire, et pour obtenir des indulgences (on disait parfois Dédale ou Chemin de Jérusalem).

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.


Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Terme d'antiquité. Édifice composé d'un grand nombre de chambres et de passages disposés tellement, qu'une fois engagé on n'en pouvait trouver l'issue. Le plus célèbre de tous et le modèle de tous les autres était le labyrinthe d'Égypte. Ce que nous avons dit sur le jugement qu'on doit porter des pyramides, peut être appliqué aussi au labyrinthe, qu'Hérodote, qui l'avait vu, nous assure avoir été encore plus surprenant que les pyramides, ROLLIN,
Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 24, dans POUGENS. Le labyrinthe de Crète, celui qui fut construit par Dédale pour Minos ; sa fille Ariadne remit à Thésée, qui allait y combattre le Minotaure, un peloton de fil sans lequel il n'aurait pu retrouver la sortie. C'est moi, prince, c'est moi, dont l'utile secours Vous eût du labyrinthe enseigné les détours, RAC. Phèdre, II, 5.
Littré

[J'aime bien les dictionnaires, c'est reposant]