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| Gustav Klimt - Jeunes Filles au laurier rose, 1890 |
Toutes les parties du laurier-rose sont toxiques : branches, feuilles, sève, fleurs, racines.
"En 1808, durant la campagne d’Espagne, des soldats de Napoléon firent griller de la viande sur des brochettes taillées dans des branches de laurier-rose. Sur la douzaine de grognards qui participèrent au repas, huit en moururent, quatre furent gravement intoxiqués."
Cette histoire court la prétentaine et se propage un peu partout sur le ton de l'indiscutable. Certain.es ajoutent sans vergogne que la viande grillée était de l'agneau. Or, sauf erreur ou omission, il n'existe aucune source fiable et tangible, trace écrite particulièrement, venant valider ce récit.
Ce phénomène connu s'appellerait Légende urbaine, de l'anglais Urban legend.
Contrairement aux légendes rurales, religieuses ou mythologiques transmises oralement depuis des siècles, les urban legends sont nées et circulent dans la société moderne, via les journaux, le bouche-à-oreille, puis le Web.
Ailleurs cette histoire court sous d'autres formes : une famille entière, ou, selon d'autres versions, un groupe de scouts, auraient succombé après avoir consommé des hot-dogs ou d'autres aliments grillés sur un feu de camp avec des branches de laurier-rose.
Bien plus avant, les soldats d'Alexandre le grand auraient connu la même infortune.
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| Vincent Van Gogh - Vase avec lauriers roses - août 1888 |
Van Gogh, lui, trouvait les fleurs de lauriers-roses joyeuses et vivifiantes en raison de leur floraison inépuisable et de leur vigueur.
Le livre du dessus, posé sur la table est la Joie de vivre d' Émile Zola.
Comme quoi !


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