Pas de triangle rouge : prisonniers politiques, verts: condamnés et criminels, bleus: travailleurs forcés étrangers et émigrants, violet : témoins de Jéhovah et groupes religieux pacifistes, rose : hommes
homosexuels et délinquants sexuels, pas de triangle noir, (il y du monde): roms et Sintis, malades et handicapés mentaux, alcooliques et toxicomanes, vagabonds et mendiants, pacifistes et résistants à la conscription, prostituées, lesbiennes [et triangle doublé pour les juifs appartenant à une de ces catégories, l'étoile jaune ne suffisant pas ], mais un comble au pays du confit et du foie gras, une patte d'oie rouge pour les Cagots, localisés principalement en Gascogne et dans le nord de l'Espagne, sorte de caste inférieure qui a subi ségrégation, discriminations et humiliations durant des siècles.
Les rois, les barons, les évêques, les grandes corporations n'ont pas manqué d'historiens; mais les pauvres, les opprimés n'en ont point trouvé. Nul ne s'est occupé de recueillir leurs origines, d'écrire leurs tristes annales...
écrivait Francisque Michel 1809-1887 dans la préface de son ouvrage :
Le camarade Victor montre là peu d'empathie pour nos amis disgraciés.
Historiquement, nous dit W, on distingue le crétinisme goitreux endémique dû à une carence en iode dans certaines régions, (en montagne particulièrement, rajouté-je) et le crétinisme infantile sporadique par absence de thyroïde ou trouble génétique de synthèse des hormones thyroïdiennes.
La paramnésie réduplicative est une croyance délirante durant laquelle un individu croit qu'un lieu, ou endroit, a été dupliqué ou déplacé simultanément à deux ou plusieurs autres endroits.
A la Chapelle en Vercors, une rue bien tranquille où j'ai pensé un moment être ailleurs, où ça pouvait bien être ? ah oui ! au Havre ! détruit (par les Alliés) et reconstruit.
Pas loin de cette rue, le mur des fusillés :
Le mur des Fusillés - Ferme Albert - La Chapelle en Vercors
Le 25 juillet 1944, les soldats allemands incendient une centaine de maisons. La population est alors divisée en deux groupes : l'un rassemble les jeunes hommes, l'autre les hommes plus âgés, les femmes et les enfants. Ces derniers sont alors enfermés dans l'école. Le soir même, les Allemands fusillent seize jeunes hommes dans la cour de la ferme Albert. La ferme sera incendiée.
Nos camarades du Troisième Reich, farouches guerriers et voleurs de poules gardent les pieds sur terre :
"Non contents d'avoir fait du plateau du Vercors un spectacle de désolation, dans la plupart des communes, ils ont procédé à un pillage méthodique et rigoureux, effectuant même de véritables inventaires des biens les plus précieux : bijoux, argenterie, montres, postes de radio, bicyclettes, linge et naturellement de l’argent furent volés. A Saint Agnan-en-Vercors, des objets d’une valeur de 45 000 francs furent dérobés dans l’église. A Lans, les Allemands pillèrent méthodiquement les maisons emportant les radios, le linge et presque toutes les bicyclettes. A Corrençon l’ensemble du matériel d’attelage : harnais, selles, chariots fut dérobé. A Saint Nizier le « butin » fut méthodiquement emmené à l’aide de camions."
De même, ils se sont largement servi sur la bête : tableau des vols perpétrés:
Cliquer sur le tableau pour une meilleure lecture.
Le nombre d'endroits où l'on tombe sur le souvenir de leur passage aux kamerads!.
En un temps où il nous est demandé des comptes en tant qu'ancienne puissance coloniale pour exactions commises sur plusieurs siècles, je me dis bien qu'à notre tour nous devons exiger que chaque ami.e Fritz venu.e en touriste par chez nous, en réparation légère des crimes insensés commis par ses ancêtres, ramène chez lui.elle un bout des casemates, blockhaus, bunkers qui trainent encore sur le littoral et ailleurs, ça contribuerait à un environnement plus apaisé.
Bunker S 487 Barbara à Tarnos - Landes
Une maison de maçons !
[Sautant d'un pas léger une guerre mondiale, (deuxième du nom), Mitran et Kôl le 22 septembre 1984 se donnant la main comme deux enfants sages, à l'ossuaire de Douaumont, se réconciliant au souvenir des soldats français et allemands morts à la grande boucherie de Verdun : 700 000 pertes (morts, disparus ou blessés), symbole ou pas, ça laisse rêveur. ]
On l'appelait la Micheline, (le nom provenant d'André Michelin) mais aussi la Pauline(en référence à Jean-Raoul Paul, directeur de la Compagnie des chemins de fer du Midi de 1913 à 1932). Le terme le plus approchant en exactitude devait être la Pauline encore que ce ne devait être ni l'un, ni l'autre mais un autorail unifié à kiosque U150 (Unifiés 150 chevaux). A l'époque on ne savait rien de ces finesses techniques et l'on ne se posait pas de questions .
Pedibus jambus, venant du Gond, on la prenait cette Micheline à la halte de Peyrouton, (petit Pierre ou petite pierre) à 8h54 sur le trajet Dax Mont de Marsan à 3.7 kms de la gare de Dax (départ 8h47)
Après l'arrêt de rigueur, voilà que nous repartions jusqu'à la gare de Hinx (9h13) [du latin fines : limites entre peuples, frontières (c'était déjà l'étranger)] au km 14.5'.
Et nous touchions au but : (9h37) la gare de Montfort (Monhòrt de Shalòssa en gascon) (km 22,0) où habitait notre grand-mère.
(A nouveau pedibus jambus, on devait se colleter une bonne marche à pied pour arriver à destination.)
Je n'ai jamais été plus loin, je n'ai jamais fréquenté la halte de Lourquen (km 28,5), les gares de Mugron (km 32,7) de Montaut-Landes (km 40,8), la halte d'Augreilh (km 44,8), les gares de Saint-Sever-Landes (km 47,9) de Mauco-Benquet (km 56,9) et et Mont-de-Marsan (km 64,0) mais je me rattrape, j'y fais désormais de la marche à pied et du vélo (c'est devenu une voie verte sur presque tout le trajet).
Et puis, et puis je laisse la parole à mon amiMarcelqui raconte beaucoup mieux que moi ses émois ferroviaires :
J’aurais voulu prendre dès le lendemain le beau train généreux d’une heure vingt-deux dont je ne pouvais jamais sans que mon cœur palpitât lire, dans les réclames des compagnies de chemin de fer, dans les annonces de voyages circulaires, l’heure de départ : elle me semblait inciser à un point précis de l’après-midi une savoureuse entaille, une marque mystérieuse à partir de laquelle les heures déviées conduisaient bien encore au soir, au matin du lendemain, mais qu’on verrait, au lieu de Paris, dans l’une de ces villes par où le train passe et entre lesquelles il nous permettait de choisir ; car il s’arrêtait à Bayeux, à Coutances, à Vitré, à Questambert, à Pontorson, à Balbec, à Lannion, à Lamballe, à Benodet, à Pont-Aven, à Quimperlé, et s’avançait magnifiquement surchargé de noms qu’il m’offrait et entre lesquels je ne savais lequel j’aurais préféré, par impossibilité d’en sacrifier aucun. Mais sans même l’attendre, j’aurais pu en m’habillant à la hâte partir le soir même, si mes parents me l’avaient permis, et arriver à Balbec quand le petit jour se lèverait sur la mer furieuse, contre les écumes envolées de laquelle j’irais me réfugier dans l’église de style persan.
Il ne reste plus qu'à donner un petit coup de balai mécanique et tout sera en place pour le 15 juin, quand l'avant-garde du troupeau en maillot pointera le bout de son nez.
Penser en outre à éviter particulièrement le bassin d'Arcachon et le triangle d'or Biarritz, Anglet, Bayonne où, en raison de la surpopulation, de la surconstruction, de la surfréquentation touristique et des changements climatiques, vous pourrez vous retrouver après de fortes pluies provoquant la saturation des réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales, nageant la brasse (ou le crawl ou le papillon, à votre guise) dans une fosse septique.
Porca miseria !
[Possibilité d'updater le transistor vers un smartphone.]
Intrigué par le titre, Yo, mentiroso, Moi, menteur, j'ai été voir si cette B.D d'Antonio Altarriba et du dessinateurKeko était la biographie du camarade Lot et Garonnais Jérôme Cazuhac, 71 ans, qui se prépare à revenir en politique dans son fief de Villeneuve sur Lot. Mais non, le titre lui allait pourtant comme un gant, il ne s'agit pas de lui mais de politiques du même acabit, espagnols ceux-là.
" Je suis frappé de voir à quel point l'absence de scrupules, le manque d'empathie, l'insensibilité sont valorisés aujourd'hui. Licencier des milliers de travailleurs, profiter des vides juridiques, ne pas tenir ses promesses, mentir éhontément aux électeurs n'est plus un problème s'il y a des bénéfices à la clef. Nos sociétés récompensent mieux le mal que le bien, il y a désormais une prime à ne pas avoir de conscience. "
rêvant de tremper leur cul dans l'eau à bon marché
Des élus de papier, au profil de je vais où le vent me mène,
Des décisionnaires administratifs à la botte lèche
Janvier 2022 Le Signal à l'agonie.
Les maisons que l'on aperçoit en fond ne tarderont pas à y passer, elles aussi.
accouchant ....
....d'un clapier sur mer, harmonieusement enchâssé sur sa dune
construit à compter de 1967 à 200 mètres de l'océan, sur le sable.
(Vent, eau, sable, sel : un mélange détonnant pour un vieillissement accéléré des constructions, des routes, des voitures... )
Tempêtes et réchauffement, le Signal finit par se retrouver à moins de 20 mètres du rivage.
Il est évacué en 2014 en raison du danger d'effondrement.
Et puis, il est détruit en 2023, à l'âge canonique de 56 ans. (Requiescat in pace,il n'est même pas arrivé à l'âge de la retraite !)
Que font les co-propriétaires, premiers responsables, ils ont voulu voir Soulac et ils ont vu Soulac : les promoteurs et les élus, on en pense ce qu'on veut mais ils ne leur ont quand même pas mis le couteau sous la gorge pour acheter leur trou à méduses ?
Ils veulent être remboursés ! Ils ne manquent pas d'air.
A qui s'adressent-ils ? aux promoteurs, ayant fait leur grosse crotte sur le sable ? ( la peste soit de l’immobilier, le premier promoteur s'est retrouvé en liquidation judiciaire dès 1968), aux élus naviguant en dessous du niveau de la mer ? aux décisionnaires défaillants ? ou aux descendants de ces "décideurs" ?
Non, ils s’adressent à l'Etat vache à lait, à vous et à moi, qui avons donc participé à une indemnisation en 2020, à hauteur de 70 % de la valeur originelle de leur logement.
Ce n'est pas beaucoup mais ça me fait mal aux seins.
De nos jours, le joueur de billes bénéficie d'un très large choix dans la taille de ses munitions : tétine, mini, bélier, normale, boulet ou berlon, maxi boulets, bisquaillin, calot ou tacot, boulard, maxi boulard, baleine, mammouth, aigle, caille, bigaro et le Triard.
Handmade Marble - Rinky Dink Bille faite main
Les différentes techniques de tir ne sont pas en reste : pichenette, pointage, pince, calage...
De nombreux jeux sont possibles : la ville fortifiée, le pot (ou la fosse), la pyramide, le parcours (ou Tour de France), le jeu du triangle, du carré ou du cercle (ou l'enclos), la poursuite (ou touche-touche ou la tic), le mur, le viaduc, le au plus près (ou victoire à l'empan), la trame (ou les prunes), le gardien du dé...
Jeu de billes : le mur
Les règles, les manières de jouer au jeu de billes se sont toujours transmises oralement jusqu'à maintenant et font partie de la culture enfantine.
Les éléments ci-dessus sont tirés d'un Pdf créé par un instit (professeur des écoles actuel) Jean-Christophe Rochelle, passionné depuis tout petit par les billes.
Un sac de boules (billes)
Pour ma part, je ne parlais pas de billes mais de boules. Je ne connaissais que l'agathe, rare, qui servait à tirer, et la boule en terre qui constituait le butin habituel. Je n'aimais pas le boulard ou le plomb, trop gros. Je ne savais pas que je pratiquais le calage pour technique de tir. Quand au type de jeu, je pratiquais surtout le rond, le triangle, la poque, (le pot, le trou), le viaduc et quelque peu le Tour de France. Je me souviens bien aussi de "preum", "deuss" "der" pour l'ordre de jeu, de point de hougne aussi (pas de main qui s'avance en tirant) et de point de hisse (pas de possibilité d'élever la main .) pour les interdictions d'avant-jeu.
Jouer aux caniques Un gascon qui avait du exporter le terme à Saint-Pierre et Miquelon
Pourquoi appelait-on boules les billes dans cette cours de récré de l'école du Gond. Voyons ce qu'en disait à ce sujet notre voisin l'abbé Vincent Foix, Narrosse 1857 - Laurède 1932, dans son dictionnaire Gascon-Français :
canique sub. fém. Boule, boulette (Maremne) - Lou yoc de canique, ha à les caniques, faire aux boules, jouer aux boulettes. Rem. : Le mot boule ou boulette a plusieurs mots correspondants en gascon, qui varient selon les pays : en Maremne, on dit canique, dans une partie du Marensin fourbiale, dans l'autre gailhère, en Chalosse bole, etc, etc. (je connaissais aussi gayole.)
Et puis en Amérique aussi on jouait aux marbles, même au cinoch :
Etel Badiane : robe à la pigne et coiffe d'aiguilles de pin
[ papier, crayons ]
La pigne est à la pomme de pin ce que la chocolatine est au pain au chocolat, la poche à la bourse...
Coco : boubou africain
[ Assiette plate, crêpe au chocolat, fourchette à dessert ]
Je n'ai pas conservé cette oeuvre d'art modeste : j'ai tout léché à la fin, je sais, cela ne se fait pas mais j'assume, de plus, ça me donne moins de boulot pour la vaisselle (manuelle).