18 octobre 2013

Il était une fois Dix

She walked in one direction and he in the other. Dix stopped in his tracks. "I must paint you, I simply must! You represent an entire epoch." She was amused. "You want to paint my lacklustre eyes, my ornate ears, my long nose, my thin lips. You want to paint my short legs, my big feet - things that can only frighten people and delight no one?"

Otto Dix, «Bildnis der Journalistin Sylvia von Harden»,1926.
«La journaliste Sylvia von Harden»,
Peinture à l’huile et tempera sur bois, 89 cm x 121. Conservée au
Centre Pompidou, Niveau 5 et achetée à l’artiste en 1961

Elle marchait dans un sens et lui dans l'autre. Dix s'arrêta dans son élan.
"- Je dois vous peindre ! Il le faut absolument !… Vous représentez toute une époque !" Elle s'en amusa :
- Vous voulez peindre mes yeux sans éclat, mes oreilles biscornues, mon long nez, mes lèvres fines. Vous voulez peindre mes  jambes courtes, mes grands pieds, toutes choses à faire peur et qui ne plairont à  personne ?

[Bé , ça nous change un peu des icôcones de la télé]

Par Coco Vingt (ça fait deux fois Dix mais je n'ai pas la grosse tête pour autant)

2 commentaires:

  1. Ce qui m'intrigue, c'est le monocle.

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  2. Et pourquoi ? un monocle, ce n'est que la moitié d'un binocle.

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